Le terrorisme et les ennuis judicaires de Lamine Diack au menu

Les journaux parus jeudi évoquent l’affaire des présumés terroristes arrêtés récemment par les services de sécurité sénégalais et la mise en examen à Paris de Lamine Diack, ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), dans le cadre d’un dossier de corruption supposée lié à la lutte antidopage.
Libération revient sur la série d’arrestations de personnes en lien avec le terrorisme et titre : ‘’Le cerveau cerné’’. ‘’C’est un Sénégalais interpellé à la frontière nigérienne alors qu’il tentait de rallier le Nigéria qui est au centre du dossier de terrorisme présumé piloté par la Division des investigations criminelles (DIC). Son nom : Makhtar Diokhané’’’, écrit Libération.

Pour le journal, ‘’certains prêcheurs ou marabouts autoproclamés qui s’empressent de dénoncer les arrestations récentes effectuées par la police et la gendarmerie dans le cadre de la prévention contre le terrorisme gagneraient à se taire. En effet, les dossiers pilotés par la Section de recherches de Dakar et la DIC reposent sur des informations en béton qui étayent l’existence d’une filière de financement du terrorisme’’.

Le cerveau de cette filière serait, selon le journal, Makhtar Diokhané, époux de C Diokhané présentée comme ‘’une adepte de la burqah et du discours radical, placée en garde à vue à la DIC’’’. Son mari a été arrêté à la frontière nigérienne et son extradition ‘’devrait se faire dans les prochains jours’’, rapporte Libération.

Walfadjri souligne que dans l’affaire des 7 présumés jihadistes, le procureur cherche un juge d’instruction. ‘’En attendant que le procureur de la République trouve un Juge pour l’instruction d’une information judiciaire, les 7 présumés jihadistes (….) valsent entre le commissariat central et la cave’’, écrit le jopurnal.

Dans sa livraison du jour, Walf s’intéresse également à la mise en examen à Paris de Lamine Diack, ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) dans un dossier de corruption présumée lié à la lutte antidopage.

Lamine Diack et son conseiller juridique Habib Cissé sont soupçonnés d’avoir touché de l’argent de la part de la Fédération russe afin de cacher des cas de dopages.

‘’La retraite de Lamine Diack entachée’’, relève Walfadjri, tandis que Le Témoin quotidien titre : ‘’Lamine Diack brûlé par la flamme olympique’’.

Pour Le Quotidien, Lamine Diack ‘’(est) sur une mauvaise piste’’. Selon le journal, ‘’le monde du sport a dû sursauter hier à l’annonce de la mise en examen de Lamine Diack (…) qui vient juste de prendre sa retraite. (…). Evidemment le contexte lié à cette affaire (….) peut être interprété par certains comme une cabale’’.

Le journal note que ‘’c’est assez curieux que cette même justice hexagonale pour ne pas dire française ne s’intéresse pas de plus près à ce qui se passe à la FIFA, avec l’affaire opposant (….) Sepp Blatter au patron de l’UEFA, Michel Platini. (….) Normal, les dirigeants africains, il faut les humilier !’’.

Dans Le Populaire, les proches de Diack contre-attaquent en dénonçant ‘’un acharnement commencé il y a 11 mois et une revanche de l’Occident sur le tiers-monde’’. Pour eux, ‘’accuser Diack et laisser Platini en liberté revient à sanctionner la vertu et à encourager le vice’’.