Le reporter de Xibaaru bloqué en plein reportage…A Kédougou

Les péripéties d’une journée de reportage

La collecte et le traitement de l’information régionale ne sont de tout repos pour les correspondants de presse dans la région de Kédougou. Dans cette partie du pays, toute collecte d’information est synonyme de sacrifice, sacrifice sur ces routes tortueuses, sacrifice pour braver tous les dangers juste pour informer le lecteur, qui au réveil ne fera que surfer dans le net, devant une tasse de café bien chaud pour avoir accès librement à une panoplie d’informations toutes fraîches.

Rares sont les événements d’envergure en cette période de ramadan. Ce dimanche 3 juillet 2016, dans le souci de varier les sujets de reportages, le reporter de xibaaru.com  en se rendant à Bantaco, site d’orpaillage traditionnel de la commune de Tomboronkoto a vécu des heures de calvaire avec sa moto, son seul moyen de transport.

Après une trentaine de kilomètres de parcours, le moteur a cédé. Aucune solution en vue. Il lui a fallu pousser, pousser  cette lourde  moto sur environ 2 km sur une route plombée de pentes ascendantes. Affrontant soif, faim et fatigue, le voilà au carrefour de Bantaco .Pour écarter tout danger de se faire agresser  sur le reste du tronçon souvent fréquenté par n’importe qui (site d’orpaillage), le reporter jugea nécessaire de rester sur place au carrefour de Bantaco, le long de la route nationale n° 7, le temps de trouver une solution de dépannage de la moto. « Aucun reportage ne vaut une vie ».

Ainsi a-t-il  mis à profit son carnet d’adresses pour essayer de joindre quelques contacts  à Bantaco. Le premier numéro ne passe pas, le second  est sous boite vocale. Une troisième tentative a réussi. D Diallo a décroché. En quelques secondes, je lui ai fait part de mes soucis mécaniques. Son efficacité est sans commune mesure. Il me rappela pour me mettre en relation avec un mécanicien qui a décidé de venir me secourir. L’attente a été longue. 1 heure plus tard, le voilà qui s’arrête devant moi. Sans corde, il utilisa une technique propre aux mécaniciens de moto pour me tracter jusqu’à Bantaco. Le dépannage se fit en 1 h de temps avec quelques pièces défectueuses à rechanger.  Au bout de compte, le reporter de xibaaru.com se rendit  quasiment exténué sur le site d’orpaillage encore distant d’environ 2 km du village de Bantaco pour y échanger avec les orpailleurs sur divers sujets.

Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com