Le CNCR en conclave sur le foncier…Les paysans exigent des titres fonciers et des baux

Le Conseil Nationale de Concertation et de Coopération des Ruraux(CNCR), en collaboration avec la société civile et d’autres acteurs de la question foncière, a tenu un atelier dit d’information des populations de la région de Tambacounda sur la réforme foncière. Selon Papa Banda Diéye, le régional du CNCR, « cette rencontre entre dans le cadre d’une tournée nationale de sensibilisation et d’information ; en vue d’une bonne participation des populations, sur les enjeux et la feuille de route de la réforme foncière ». Et pour l’information et la sensibilisation des membres des organisations paysannes et l’ensemble des acteurs de la société civile locale, l’accent est particulièrement mis sur l’état d’avancement du processus et la mobilisation des acteurs locaux pour une bonne participation aux différentes concertations sur la réforme foncière. Aux membres de la mission de soutenir que « tous les acteurs, y compris l’Etat, reconnaissent aujourd’hui la nécessité d’aller vers une réforme foncière et de revoir la loi sur le domaine national de 1964, qui n’a jamais été entièrement appliquée. « Les populations ont été en effet très réticentes à accepter cette loi, qui les dépossède de leurs droits coutumiers sur les terres et les mesures d’accompagnement et d’encadrement de la mise en œuvre de la loi n’ont jamais été prises par l’Etat », souligne Mr Diéye. Au terme de cette rencontre, il a été émis un certains nombre de propositions, à savoir, que la gestion foncière ne puisse relever que de la seule compétence de l’Etat ou des collectivités locales, mais plutôt d’une gestion collégiale afin d’éviter toute sorte de conflit entre autochtones et investisseurs ; qu’il y ait des titres fonciers ainsi que des baux. Mais surtout que les femmes aient accès aux terres cultivables, etc.
Sadio SOUMARE à Tamba pour xibaaru.com