L’avis du Groupe de travail de l’ONU sur la détention de Karim Wade à la Une ce samedi

La confirmation de l’avis du Groupe de travail des Nations unies sur la détention de Karim Wade, jugée arbitraire par cette instance onusienne, est l’un des sujets les plus en exergue dans la livraison de samedi de la presse quotidienne.

« Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a confirmé, hier, +sa décision de 2015 sur le cas de Karim Wade, ancien ministre d’Etat à la coopération internationale du Sénégal, qui purge actuellement une peine de prison de six ans pour corruption+ », rapporte le quotidien national Le Soleil.

Il confirme ainsi « le caractère +arbitraire+ de la détention de Karim Wade, condamné à 6 ans ferme pour enrichissement illicite », note le journal Le Quotidien. « C’est un gros caillou qui vient d’être mis dans les chaussures de l’Etat » sénégalais, souligne le quotidien Enquête.

« Après avoir réexaminé le dossier du Sénégal dans l’affaire Karim Wade, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire est plus que jamais convaincu que l’ancien ministre de la Coopération internationale est détenu arbitrairement », ajoute ce journal.

Walfquotidien également relève que le Groupe de travail des Nations unies sur les détentions arbitraires « continue de réclamer la libération de Karim Wade en confirmant hier son avis du 20 avril 2015 ».

« Après avoir examiné toutes les informations mises à sa disposition par les parties concernées, y compris le fait que le Sénégal n’a pas répondu dans le délai de 60 jours, le Groupe de travail a décidé de maintenir son avis qui avait été remis en cause par le gouvernement sénégalais », indique Walfquotidien.

Au-delà de cet avis, le Groupe de travail des Nations unies demande « à l’Etat du Sénégal de prendre toutes les mesures nécessaires pour le respect des droits du détenu », écrit Sud Quotidien. « Karim triomphe encore ! », s’exclame L’As.

« L’Etat du Sénégal a essuyé un énième revers dans le cas de Karim Meïssa Wade », puisque le Groupe de travail des Nations unies « a confirmé son avis et +répété+ que la détention du prisonnier le plus célèbre de Rebeuss est arbitraire », renchérit le même journal.

L’Observateur explique que l’Etat du Sénégal « avait déposé un recours pour révision de l’avis du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire qui avait jugé arbitraire la détention de Karim Wade et exigé sa libération et son dédommagement. Il a été débouté pour absence de faits nouveaux. Karim Wade confirmé ».

Mais si l’on en croit le secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, dont les propos sont rapportés par Le Soleil, cet avis « n’a pas une valeur probante face à une décision rendue par les juridictions sénégalaises ».

Babacar Gaye, porte-parole du Parti démocratique sénégalais (PDS), répète lui une position déjà réitéré par son parti. « Nous exigeons la libération immédiate de Karim Wade », dit-il dans les colonnes du même journal.

D’autres quotidiens se font l’écho du dénouement heureux d’un kidnapping dont avait été victime un descendant d’une ancienne famille royale indienne, si l’on en croit le quotidien Le Populaire. « Rocambolesque kidnapping d’un Indien à Dakar », affiche ce journal à sa Une.

Shreekumar Varma « a été enlevé et une rançon de 2,5 millions d’euros réclamée. Il a été libéré par la police et ramené à l’ambassade d’Inde », précise le même journal, selon lequel la victime avait « été attirée à Dakar par un de ses compatriotes pour la vente d’un des tableaux de son grand-père (…), l’un des plus grands peintres indiens ».

« L’affaire a été gérée dans la plus grande discrétion », signale Libération. Des Sénégalais, un Sri Lankais et un Nigérian ont été arrêtés dans cette affaire, par la Section de recherches de la gendarmerie sénégalaise, poursuit Libération.