L’affaire Bassirou Faye occupe la Une des quotidiens du Jeudi

Les quotidiens du jeudi continuent de traiter l’affaire Bassirou Faye, étudiant tué par balle le 14 août 2014 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, se focalisant ainsi sur la libération hier de deux présumés meurtriers, les policiers Tombong Oualy et Saliou Ndao, pendant que leur collègue, Sidy Boughaleb est renvoyé en jugement.

Sur cette libération de Tombong Oualy, Walfadjri note que «le Procureur abat ses dernières cartes».

«Tombong Oualy et Saliou Ndao libérés, Boughaleb accablé», écrit La Tribune à sa Une.

Ce journal donne la parole à Me Bamba Cissé qui dit que «Tombong s’attend à être dédommagé».

Après la libération d’Oualy et Ndao, L’As donne «la nouvelle bataille de leurs avocats» avec Me Khassimou Touré qui soutient que «Saliou Ndao doit être réintégré dans la police», alors que Me Cissé demande l’indemnisation de son client Oualy.

Selon ce journal, il y a des non-dits dans cette affaire car, l’arme du crime est toujours introuvable.

Ce qui plonge L’observateur «au chœur d’un meurtre». Nos confrères de L’Obs écrivent que «Sette Diagne (témoin oculaire), Doudou Faye et Guedj Faye (famille du défunt) sont contre Boughaleb. La thèse du meurtre par vengeance dans l’air», note L’obs.

A la Une du Témoin, Tombong Oualy affirme : «Mon arrestation m’a fait mal….»

Toutes choses qui font dire au Populaire que «Tombong Oualy parle». «La leçon que j’ai tirée de ma détention…Si ça ne tenait qu’à moi, ma carrière dans la police allait continuer», dit Oualy dans Le Populaire.

«Tombong Oualy se livre», renchérit EnQuête à sa Une. Dans ce journal, Oualy ajoute : «Voir ma mère souffrir me déchirait le cœur. J’avais l’impression de ne pas être en prison».

Le Soleil consacre sa Une au lancement de l’initiative américaine «naatal mbay» et met en exergue ces «12 milliards de l’USAID pour doper la culture céréalière» au Sénégal.