La promiscuité dans les prisons du Sénégal dénoncée par…

C’est un secret de polichinelle de dire que les conditions de détention des prisonniers sont inhumaines. L’Observateur national des lieux de privation des libertés, Boubou Diouf Tall s’offusque de la promiscuité dans les maisons d’arrêt et de correction (Mac), particulièrement Rebeuss. Invité de la Rfm, le magistrat a regretté également les longues détentions. A l’en croire, des détenus attendent 7 à 8 ans pour être jugés. Ce qui est grave, à ses yeux, qu’il qualifie de violation des droits humains. Et cette situation ne contribue pas à désengorger les prisons. Car, selon l’observateur national des lieux de privation des libertés, on retrouve 200 détenus dans certaines chambres à Rebeuss. «C’est inhumain», dira Boubou Diouf Tall qui considère que c’est la solution est détenue par le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba. Pour l’observateur national des lieux de privation des libertés, la non opérationnalisation du comité d’aménagement des peines et la commission de probation pour surveiller les personnes laissées en liberté conditionnelle expliquent quelque part la promiscuité dans les prisons. Il suffit que le ministre de la Justice prenne un arrêté pour rendre effectif ces commissions. Toutefois, M. Tall a espoir que le garde des Sceaux prendra l’arrêté qui est utile pour désengorger les prisons.