La presse du mercredi à fond sur l’alerte à la bombe à Dakar

L’alerte à la bombe d’hier à l’hôtel Radisson Blu et au centre commercial Sea plaza à Dakar, domine la Une des quotidiens du mercredi.

Direct-Info qui écrit que Dakar est sous la psychose du terrorisme note qu’«une alerte à la bombe fait trembler la République».

«Un impressionnant dispositif de sécurité déployé. La Corniche ouest totalement fermée à la circulation. Clients et staff de l’hôtel Radisson Blu évacués. Un ministre de Alpha condé parmi eux», racontent nos confrères de Direct-Info.

Faisant état de panique à Radisson et alentours, Le Populaire s’interroge : «Fausse alerte à la bombe ou sabotage ?».

«La police confirme la thèse d’une fausse alerte. Gign, Bip, chiens renifleurs, éléments de l’armée, Rg, sapeurs-pompiers fouillent l’hôtel et ses alentours», explique le journal.

Pour Le Quotidien, «Radisson a le blues» et que ses 240 chambres étaient vidées de leurs occupants.

Walfadjri décrit «Dakar sous la hantise des attaques terroristes». Selon L’As, «l’appel provient de la France» et que la Division des investigations criminelles (DIC) a ouvert une enquête.

De son côté, Libération fait des révélations sur l’appel à l’origine de la fausse alerte à la bombe et relaie les propos de l’auteur du coup de fil : «ça va exploser dans 20 minutes….Je suis à l’extérieur, il y aura un carnage».

«L’histoire de la fausse alerte à la bombe», raconte L’Observateur, soulignant que l’appel, passé à 18h30, vient de la France.

La Tribune revient sur la visite mouvementée de Macky Sall vendredi dernier à l’Université de Dakar et donne la parole au commissaire de police à la retraite, Cheikhena Keïta qui soutient : «Les Rg ont commis des erreurs impardonnables. Le dispositif mis en place ce jour-là est nase. Ceux qui ont jeté des pierres ne peuvent pas être traduits en Cour d’Assises».

Pour la libération des «étudiants kidnappés» et soutien à Karim Wade, Le Témoin écrit que «le Pds fait feu de tout bois».

«Nouvelle stratégie pour la libération de Karim Wade : Le Pds enrôle la société civile», écrit EnQuête à sa Une. Pour Sud Quotidien, «le Pds (est) en zone de turbulence».