La mort de la compagnie aérienne Sénégal Airlines à la Une des quotidiens du mardi

La quasi-totalité de la presse de ce mardi parle de de la liquidation annoncée, hier par Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, de la compagnie aérienne nationale Sénégal Airlines suite au retrait de son permis d’exploitation, et qui sera remplacée par une nouvelle compagnie.

«Liquidation de Sénégal Airlines : L’Etat précipite le dépôt de bilan», titre Walfadjri qui soupçonne «un deal en haut lieu» et révèle «une mise à l’écart du ministre des Transports aériens».

Toutefois, ce journal informe qu’une nouvelle compagnie sera créée.

Sur cette création d’une nouvelle compagnie aérienne, EnQuête parle de «sortie de piste pour Sénégal Airlines» et rappelle qu’après lui avoir retiré le permis, l’Etat a officialisé hier la disparition de la compagnie.

«Sénégal Airlines, le crash !», s’exclame L’Observateur. Selon le journal, la compagnie courrait derrière 65 milliards f cfa de déficit financier.

A la Une de Sud Quotidien, Moustapha Diakhaté, président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar parle de l’implication de citoyens sénégalais dans le scandale Panama papers et estime que «c’est à la justice de s’autosaisir».

«Lutte contre l’évasion fiscale : L’enfer pour les paradis fiscaux», note Le Quotidien à sa Une, soulignant qu’Amadou Bâ compte sur la coopération de Paris.

Revenant sur les «Panama papers», Libération explique «comment Frank Timis a été serré». Selon le journal, dès 1997, il a sollicité Mossack Fonseca pour monter Castel Europa limited…

La Tribune poursuit le débat sur l’accueil de deux prisonniers de Guantanamo au Sénégal et donne ces «demandes d’explications pour Macky».

Dans ce journal, l’opposant Mamadou Diop Decroix estime que «ce dossier est traité dans la plus grande opacité», et Idrissa Seck soutient que «dans la forme comme dans le fond, il y a des manquements».

De son côté, Le Soleil s’intéresse à la réalisation du Train express régional et note que «la France va évaluer sa participation».

Les quotidiens parlent aussi de l’arène qui est en deuil, avec le décès hier du lutteur Toubaba Dior.

«Toubaba Dior n’est plus», titre Grand-Place. Pour Le Soleil, «un grand champion est tombé».

L’Observateur précise que «Toubaba est emporté par une hypertension». «Toubaba terrassé par l’hypertension», renchérit EnQuête.