La mobilisation du NON et du OUI sur le référendum à la Une des quotidiens du Jeudi

Les journaux parus jeudi continuent d’accorder un traitement de faveur au référendum du 20 mars prochain en se faisant notamment l’écho des différentes positions des états-majors politiques, de la société civile et des spécialistes du droit sur la consultation électorale à propos des nouvelles réformes constitutionnelles.

« Mot d’ordre de l’opposition et de la société civile : le NON émergent », titre le Quotidien qui affiche à sa Une des photos de différents leaders d’opposition et des figures de la société civile. Dans ses pages intérieures le Quotidien fait apparaître les différentes positions.

« Le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) veut un NON ferme et historique », la plateforme du front du NON composée par des structures de la société civile veut « un NON très civil », l’ancien Premier ministre Idrissa Seck « appelle à voter NON », Car Leneen de Pr Amsatou Sow Sidibé opte « pour le boycott », le Mouvement Fal Khalifa Sall « appelle à voter NON », résume le journal sous le titre le « NON émergent ».

Ces différentes positions exprimées poussent Walfquotidien à faire observer à sa Une que « Macky (Sall) est seul contre tous ». Le journal explique qu’après le PDS, les mouvements de la société civile, le secrétaire général de REWMI Idrissa Seck et le président du Grand parti Malick Gackou « ont rejoint les rangs pour renforcer le front du NON ».

« Le NON s’élargit, Macky (Sall) cherche solution », a insisté Sud quotidien. Le journal explique à sa Une que le président de la République va « engager des concertations avec l’opposition et la société civile pour leur adhésion à son projet de réformes des institutions ».

Dans le même sujet, plusieurs journaux ont rapporté l’avis des spécialistes du droit sur le référendum. « Manifeste contre l’avis du Conseil constitutionnel : colère noire de 45 agrégés et de docteurs en droit », affiche le Populaire à sa Une.

« Les auteurs de ce manifeste soucieux de restaurer la dignité ainsi que la noblesse de la science juridique, se désolidarisent de cette présentation du Droit comme une discipline où la ruse, la rhétorique creuse, la spéculation officie en maîtresses », rapporte le Populaire.

Les signataires de ce manifeste estiment que « l’avis du Conseil constitutionnel participe d’une dépréciation de l’enseignement de la science juridique dont l’institution universitaire se trouve investie (…) le Conseil constitutionnel vient de créer une nouvelle règle de droit consistant à dire qu’une loi ne peut pas prévoir sa propre rétroactivité ».

Pour le Témoin cette position constitue « un manifeste de rejet de 45 professeurs de droit de l’avis du Conseil constitutionnel et l’interprétation que le chef de l’Etat en a faite ».

Le Soleil qui fait noter que le « PDS, Rewmi Grand parti appellent à voter NON », signale que le président Macky Sall séjourne en ce moment à Bujumbura en tant que médiateur de l’Union africaine dans la crise burundaise.