La mobilisation autour du référendum à la Une des quotidiens du samedi

Les quotidiens parus samedi traitent principalement de la mobilisation suscitée par le référendum sur la révision de la Constitution, prévu le 20 mars.

L’Alliance pour la République (APR) « organise, demain, à Khar Yalla, une mobilisation pour sensibiliser les populations de la capitale sur les enjeux du référendum du 20 mars », portant sur une révision constitutionnelle, rapporte Le Soleil.

Le leader de la Convergence patriotique pour la justice et l’équité (CPJE) Demba Diop dit « Diop Sy », a lui annoncé « la création d’un cadre dénommé Réseau des ambassadeurs du +oui+ pour convaincre le maximum de citoyens à apporter leur soutien au projet de révision constitutionnelle proposé par le président de la République, Macky Sall », ajoute le journal.

« Le président Sall appuie sur l’accélérateur », renchérit Le Populaire, parlant de l’organisation du référendum. Le chef de l’Etat « ne veut pas se monter affaibli par son +wax waxeet (revirement) ni par le manque de concertation en amont de sa décision d’aller au référendum », écrit le même quotidien.

« De la même façon qu’il ne prête pas oreille aux sirènes du report qui veulent différer la confrontation. La meilleure défense étant l’attaque, il a décidé de foncer dans le tas », ajoute Le Populaire, signalant que l’impression des bulletins de vote a été « lancée depuis 3 semaines ».

A la une de L’Observateur, le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne explique, dans une contribution, pourquoi il faut voter « oui » à ce référendum à laquelle s’oppose une frange de l’opposition et de la société civile.

« Voter non, c’est voter contre la démocratie », juge de son côté Abdoul Aziz Tall, ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent (PSE), en première page de Sud Quotidien.

Malgré tout, le journal Le Quotidien décèle un « double jeu » à l’Alliance de la République (APR), soulignant que le parti présidentiel « vote +oui+ et +non+ » à la fois. « Des voix s’élèvent dans le camp présidentiel pour rejoindre la ligne du +non », signale le journal.

Il précise que ces militants de l’APR « misent plutôt sur un autre mandat de 7 ans », étant entendu que l’un des points importants de la révision constitutionnelle en question, consiste à ramener de 7 à 5 ans la durée du mandat présidentiel, renouvelable une fois.

Pour le reste, plusieurs journaux se font l’écho de la colère des magistrats contre l’exécutif, exprimée à travers une résolution rendue publique vendredi par l’Union des magistrats du Sénégal (UMS). Celle-ci dénonce notamment « les immixtions intempestives du pouvoir exécutif dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire », rapporte Enquête.

Les magistrats reprochent également à leur tutelle, le garde des Sceaux Me Sidiki Kaba, « une certaine indifférence à l’égard de la magistrature », compte non tenu de lenteurs selon eux notées dans le règlement de leurs préoccupations, écrit Enquête.

« La colère rouge des magistrats », affiche ainsi Libération à sa Une. « Les magistrats se révoltent », affirme L’As. « Le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, en a reçu pour son grade pour avoir organisé des Assises de la justice sans concertation préalable avec les magistrats », signale ce journal.

« Juges et procureurs disent tout le mal qu’ils pensent de Macky Sall, de Sidiki Kaba et de Serigne Mbaye Thiam. Plusieurs griefs sont portés contre ces autorités de l’Etat qui incarnent l’exécutif », résume Walfquotidien, à l’appui de la manchette suivante : « Les magistrats tancent Macky, Serigne Mbaye Thiam et Sidiki Kaba ».