La lettre qui met à nu les défauts de Macky Sall…« Soyez un leader, un homme d’honneur…Pour une fois ! »

LETTRE OUVERTE A MACKY SALL : SOYEZ UN HOMME D’HONNEUR, POUR UNE FOIS !…PAR CISSE KANE NDAO
Soyez un leader, MACKY. Le voulez-vous seulement ?
« Le Chef ne fait pas l’acquisition des moyens dont il a besoin pour assumer ses responsabilités la veille de sa prise de fonction. C’est tout au long d’un parcours qui commence à l’école maternelle qu’il noue les relations qui s’avéreront bénéfiques, ou funestes, lorsqu’il sera parvenu au sommet ».
On ne vous connait pas d’amis d’enfance, malheureusement, ou de vieux compagnons. Ceux qui se réclament vos amis vous ont côtoyé fort opportunément au moment de la fin de votre traversée du désert, quand enfin vous accédiez au cercle restreint des collaborateurs de Me WADE. Ce brave vieil homme échaudé par l’épisode traumatisant de sa rupture avec Idrissa SECK avait alors décidé de s’entourer de farfadets serviles qui ne « lorgneraient pas le fauteuil présidentiel » !
Sur ce point Souleymane Jules DIOP avait raison lui qui disait qu’il fallait être Me WADE pour insuffler à un terne employé qui n’aspirait qu’ à devenir chef de division dans sa société la conviction qu’il était taillé pour être un vrai homme de pouvoir !
Aujourd’hui après trois ans qu’est-ce que vos compagnons vous auront-ils apporté ? Il paraitrait que vous ne les écoutez même pas ! Les autres sont des flatteurs qui vivent à vos dépens et qui sont si bien engoncés dans leurs habits de nouveaux riches qu’ils vous travaillent au corps pour vous pousser à vous dédire.
Retenez que « l’esprit critique du chef doit être démultiplié par celui de ses collaborateurs. L’esprit courtisan est l’ennemi, votre ennemi, MACKY. En flagornant, le collaborateur servile aide le chef à se tromper ». Combien de milliards avez-vous jeté dans la construction du centre de conférences de Diamniadio ? Aujourd’hui qu’il est sorti de terre, qu’est-ce que cela vous a apporté, à part la fierté d’y plastronner et de faire un pied de nez provocateur à Me WADE, en le baptisant du nom d’Abdou DIOUF ?
Si seulement ils pouvaient vous défendre, ou massifier votre parti ! Nous nous rendons compte qu’avec vos collaborateurs ridiculisés partout, « nous sommes dans une société de spectacle, où il est dorénavant jugé préférable de parler jusqu’à ce qu’on ait quelque chose à dire afin d’occuper l’attention et d’éviter de se faire supplanter par plus bavard que soi. Inutile de souligner la misère intellectuelle qui régit ce monde des apparences », votre monde à vous. Que sont devenus tous les slogans grandiloquents que vous nous avez servis ? Ils sont tous passés de mode, à l’épreuve de la dure réalité de chez nous marquée par la misère, toujours la misère, et l’extrême pauvreté qui frappe toutes les couches sociales.
Vous êtes tout seul face aux attentes immenses de votre peuple, avec pour seuls outils un PSE qui tarde à prendre en charge leurs attentes, parce que vous vous êtes entourés de collaborateurs plus opportunistes que compétents, qui vous retardent et fragilisent votre position, en vous rendant chaque jour plus impopulaire face à un électorat revanchard qui attend stoïquement les élections pour vous amener à la retraite politique. Sun TZU avait vraiment raison, lui qui disait « qu’un souverain qui arrive à mettre la main sur la personne qualifiée connait la prospérité, celui qui n’y parvient pas sera anéanti ».
Vous êtes arrivé au pouvoir, obnubilé par le mirage suicidaire du pouvoir et de l’argent comme but principal, malheureusement. Ce faisant, vous avez certes conquis une place de chef, mais en êtes-vous véritablement un ?
Vous avez choisi la logique de la confrontation en lieu et place du dialogue constructif avec les forces représentatives de votre peuple. Vous les provoquez, vous les tancez. Vous les menacez, et enfin, vous les emprisonnez.
Rappelez-vous seulement que « le chef qui se drape dans le pourpre dissimule son manque d’assurance derrière son orgueil. Le chef qui ne parle qu’à ses pairs ne peut prétendre diriger des gens qui n’existent pas à ses yeux. Le chef qui passe à l’offensive à la moindre résistance est un dangereux boutefeu » : vous vous en êtes violemment pris à tous ceux qui vous harcèlent pour que vous respectiez votre serment, MACKY. Vous en avez même oublié que vous étiez dans une cérémonie religieuse la dernière fois, tellement vous en vouliez à tout le monde. Vous avez houspillé tout le peuple sénégalais et voué aux gémonies la presse libre, le seul espace de liberté par lequel notre démocratie respire encore.
Souvenez-vous, MACKY, que « le leader ne parle pas, il met en forme l’action par sa parole. Communiquer, c’est agir ».
Faites ce que vous aviez dit. Et la polémique futile qu’entretiennent vos collaborateurs et que vous attisez par votre discours va-t’en guerre cessera alors.
Sinon, campez courageusement sur la logique de la confrontation, et bientôt vous arriverez au village de si je savais, MACKY.
Dialoguez avec l’opposition. Il est temps. Il y va de votre propre intérêt. C’est ce que le peuple sénégalais attend de vous, MACKY. Par-là vous montrerez que vous êtes grand, et que vous prenez de la hauteur : « l’esprit de négociation est une preuve de sang-froid, pas d’une marque de faiblesse, MACKY. L’absence de négociation, c’est l’action unilatérale. Elle peut réussir si on est en position de force, mais elle aura un prix à terme lorsque le contexte aura évolué et que cette force ne suffira plus à conserver l’avantage ».
En ce moment-là, vous regretterez tardivement, de ne pas avoir su que « le courage dans la prise de décision requiert de la pédagogie, plutôt que de la violence verbale ».
Vous êtes enivré par la toute puissance jouissive de votre position. Vous avez votre presse des cent. A force de vous l’entendre dire, vous avez fini par vous convaincre que vous seul déteniez la vérité, et que votre parole valait parole d’évangile.
C’est que quand tout le monde vous écoute et semble vous dire à l’avance qu’il est convaincu par vos propos, vous en oubliez que votre interlocuteur ce n’est pas votre entourage proche de flatteurs, mais c’est le peuple sénégalais dans son ensemble.
Vous en oubliez votre rang, et descendez de votre piédestal, pour entrer dans un débat dans lequel vous n’avez rien à faire. Vous avez tellement de gens qui peuvent parler pour vous. Malheureusement, « la surmédiatisation des sociétés démocratiques conduit parfois à se laisser griser par son propre discours. La tentation est grande alors de sortir de son domaine de compétence pour entrer dans le débat public. Après tout, le flot d’inepties entendus çà et là donne envie de mettre le pied dans le plat », si on perd de vue qui on est.
Et cela vous arrive souvent, trop souvent, MACKY.
Un journaliste disait l’autre jour que dans un pays où régnaient la corruption et la dictature, la place des honnêtes gens était la prison.
J’y ajouterai que « dans une démocratie, le pouvoir sans vertus est en sursis, on peut certes y accéder, mais on ne peut s’y maintenir. »
Reprenez-vous, MACKY. Demain, il sera trop tard. Vous accrocherez-vous au pouvoir envers et contre tous, ou tournerez-vous le dos aux vils courtisans qui vous poussent à choisir le déshonneur ?
Rappelez-vous cette phrase historique de Churchill au premier ministre d’alors, qu’il a remplacé :
« Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre ».
Soyez un leader MACKY, choisissiez comme nos ancêtres l’honneur qui vous appelle. Et reprenez-vous, après avoir tant balancé !

Cissé Kane NDAO
Président de l’A.DE.R

4 Comments

  1. c’est pas macky qui dirige ce pays c’est sa femme. Voila pourquoi ca ne marche pas. Elle nomme les ministres, prend les decisions souveraines et mene tout le monde à la baguette. Abdoulaye Wade avait averti le peuple. Si vous élisez Macky Sall c’est Marieme Faye que vous élisez. Voila pourquoi le pays est en panne.

  2. HYMNE DE GLOIRE A MON PRESIDENT
    Excellence, Président,
    Excellence, je voudrais vous chanter.
    Vous chanter des hommages de gloire pour votre parcours propre aux grands hommes d’Etat.
    Vous chanter dans la chaleur de votre courage et la douceur de votre caractère qui contiennent des vertus fascinantes.
    Onze Décembre mille neuf cent soixante et un, une nomination, une naissance, le second père, annonçant le quatrième père dans le silence des secrets du mythe des croyances aux chartes innées d’un peuple à la nostalgie de l’histoire.
    Je vous chante, Excellence, parmi les chantres qui ont marqué leurs temps par sacrifices patriotiques pour écrire l’histoire par devoirs, marquer les mémoires par droit dans l’allégresse africaine.
    Excellence, je vous nomme, Monsieur le Maire, Monsieur le Ministre, Monsieur le Président ; je chante votre parcours de combattant silencieux aux aguets des soirs et des matins de lutte dans la dignité pour la conquête des titres qui vous honorent. Des titres convoités dans le silence de la dignité, de la foi et de l’honneur avec la force d’un esprit combatif, la grandeur d’un cœur généreux et l’âme d’un être aux grâces piaculaires.
    Excellence, je vous chante à travers le cœur de la Nation qui porte votre image et nos âmes. Comme une ombre je vous élève au sommet d’une ville fière qui vous a vu naître et qui porte les empreintes de vos premiers pas : Fatick. Fatick beau coin du Sine, baignée par le bras de mer toujours consolateur, le «Mindiss». Fatick, terre de bonheur, inondée de lumières sous l’effet du brillant soleil de traite non pas Méditerranéen mais « Niodioro-palmarin.»
    Au cœur de la foi qui rythme la gloire, au cœur de la dignité qui noue l’être à la vérité, vous incarnez l’ardeur au labeur, à la lumière de vos titres qui rayonnent au sommet des honneurs de nominations et d’élections.
    Excellence, homme de devise, homme des honneurs, homme de paix, homme de valeur, homme à la vie utile au service de l’humanité, homme calme, homme croyant, homme au cœur adorant, homme au charme convaincant qui fixe le flot de ses discours aux relents du respect que guident les acclamations nourries des assemblées à la moisson des honneurs dans les salles d’Afrique, d’Asie, d’Amérique, d’Europe et d’Océanie. Oui ! Homme de vision à la civilisation universelle, maître à la patience du temps et de l’espace, gardien de la parole sage aux conseils de l’humains, pionnier de la Paix marchant vers Diamniadio. Diamniadio qui exhibe votre culte dans la foi de votre vision. Diamniadio qui célèbre la paix et la communion des générations au cœur du carrefour de l’émergence. Diamniadio la cité bénie qui arbore les drapeaux de l’amitié, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité aux couleurs des traditions et des cultures au souffle de l’intégration de la race humaine.
    Père, frère, Excellence, je chante ta généreuse mission auprès des peuples soifs de Paix, de bonheur et de prospérité dans l’ESPOIR pour que vive l’Afrique.

  3. Pffffff Fatick terre de galère oui Mdrrr trop nul ton espèce de poème ! David Diop pleure !!!! Écrit pour ton pays, ta culture, ta nature mais glorifié un homme de la sorte c juste naze !

  4. Almeria, que Dieu t’aide à retrouver la raison, et devenir un bon poète.

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