La garde-à-vue de journalistes toujours à la Une des quotidiens du vendredi

Les journalistes de L’Observateur, Alioune Badara Fall et Mamadou Seck, accusés de publication d’informations estampillées «secret-défense» sur l’envoi de soldats sénégalais en Arabie-Saoudite, et du Quotidien, Mohamed Guèye, arrêté pour violation de l’instruction de l’affaire Thione Seck, en mandant dépôt pour association de malfaiteurs, détention de faux billets, entre autres, font les choux gras des quotidiens parus vendredi qui font également un clin d’œil à la fête de l’aïd el-fitr (Korité) célébrée ce jour par une partie des musulmans sénégalais.

«Deuxième retour de Parquet pour les journalistes : L’Etat vote le code de la dictature (en lieu et place du nouveau code de la presse, Ndlr)», titre Le Quotidien.

Dans ce journal, on apprend également que le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Syndics) annonce une marche.

Revenant sur ce 2ème retour de Parquet pour les trois journalistes, L’Observateur décèle «l’arme de la terreur», informant du coup que «Macky Sall réunit sa task-force».

Ce journal poursuit cette affaire qui, selon lui, a engendré un «concert de réprobations contre l’Etat».

«Affaire des journalistes poursuivis par l’Etat : Les dessous d’une traque», note EnQuête à sa Une, expliquant que l’armée avait déposé une plainte à la suite d’un Conseil de sécurité au cours duquel on s’était plaint de l’article incriminé de L’Obs.

«A l’époque, l’affaire Thione Seck n’avait pas encore éclaté pour qu’on pense une seconde au Quotidien», ajoutent nos confrères de ce journal qui estime qu’on va «vers une décrispation ce vendredi».

Toutes choses qui poussent La Tribune à parler à sa Une de «vent de libération aujourd’hui».

Ce qui ne convainc pas Walfadjri qui s’intéresse à «ce que risquent les otages du Procureur», accusés de violation du secret de l’instruction et de divulgation d’informations sensibles. Ce journal cite le Code pénal qui stipule qu’ «aucun secret professionnel n’est opposable au juge».

La fête de l’aïd el-fitr est également au menu des quotidiens sénégalais, dont EnQuête qui parle d’une «Korité dans la dispersion».

«Un pays, deux ou trois Korités : La lune divise encore le Sénégal», titre Sud Quotidien, ajoutant : «Une lune ! Un Dieu ! Deux, trois voire quatre fois ! C’est la triste image qu’offre chaque année, le Sénégal aux yeux du monde entier, lors des célébrations de l’aïd el-fitr et l’aïd el-Kébir. L’année 2015 ne va échapper à cette règle».

Selon L’Observateur, «aperçue hier dans beaucoup de localités, la lune joue des tours aux Sénégalais» et qu’une partie de la communauté musulmane célèbre la Korité aujourd’hui.