KOLDA : Trafic illicite du bois…l’Etat principal responsable

« L’état est responsable du trafic illicite du bois ». C’est la conviction de Séckou Sall. Le président de l’association nationale des professionnels du bois trouve que « c’est l’état qui légalise les associations d’exploitants forestiers responsables en fonction de leurs relations ». Au cours de CRD, des voix se sont élevées pour dénoncer la responsabilité de l’état face à ce fléau de destruction des forêts. Ainsi M Sall dira que « c’est un véritable réseau du haut de l’état qui opère dans l’exploitation forestière au détriment du bas peuple qui vit à côté des massifs forestiers ». Le président trouve « inadmissible et absurde que des étrangers bénéficient des avantages des forêts sur le dos des populations autochtones sans que l’état ne réagisse ». Sékou Sall affirme sans ambages que « les populations locales ne peuvent pas bénéficier de dossiers légaux leur permettant d’être exploitants forestiers parce qu’elles n’ont pas de bras long au sommet de l’état ». Pour M Sall « c’est ce même réseau qui a fini les forêts de Tamba et ailleurs, et qui est venu s’installer au Fouladou. D’ailleurs c’est ce même réseau qui envoie le bois hors de nos frontières». Des déclarations qui ont fait vibrer la salle de réunion en présence des ministres de l’environnement et celui des forces armées. Dans cette amertume contre l’état, le président de l’association national des professionnels du bois dira que les populations locales sont fatiguées de voir toujours une quelconque personne se présenter à leurs yeux avec un papier l’autorisant à exploiter la foret, au moment où elles, n’arrivent pas à se procurer ce papier pour en faire autant ».. Un poids deux mesure qui semble mettre en courroux ces populations qui se voient obligées de résister en s’infiltrant dans la forêt pour aussi gagner leur vie selon M Sall qui par ailleurs, dit ne pas comprendre pourquoi arrêter un simple menuisier qui a un seul tronc pour faire un lit, alors qu’à coté il y a quelqu’un qui remplit des camions de bois sous les yeux des agents des eaux et forêts à destination d’autres contrées du pays. « Où est l’Etat dans tout cela ? » se demande M Sall. Le président de l’association nationale des professionnels du bois pense que la solution contre ce trafic illicite c’est de faciliter les populations locales à avoir les agréments leur permettant d’exploiter rationnellement la forêt. Mieux, M Sall pense qu’il faut aussi organiser les populations qui vivent autour des forêts en GIE détenant des quotas de coupe. Face à ces déclarations, le ministre des forces armées dira qu’ « il est inadmissible des laisser des personnes faire ce qu’elles veulent de la foret ». Augustin Tine promet de donner suite aux différentes doléances des uns et des autres.
El Hadj Mael Coly pour xibaaru.com