Kédougou : Un peu plus de 45 000 enfants à protéger contre le paludisme

Avec le soutien du Programme National de Lutte contre le Paludisme(PNLP), la région médicale de Kédougou vient de démarrer une campagne de chimio prévention contre le paludisme saisonnier. L’équipe cadre entend atteindre cet objectif.
La chimio prévention contre le paludisme saisonnier vise à protéger les enfants de 3mois à 10 ans contre le paludisme à travers l’administration de médicaments. Dans la région de Kédougou, cette campagne cible au total 45150 enfants âgés de 3 mois à 10 ans ainsi répartis district de Kédougou 25002 enfants, district sanitaire de Salémata 7033 et pour celui de Saraya 13115 enfants.
« Cette stratégie se déroule en trois phases : la première se déroule présentement en Juillet, la seconde en aout puis la dernière en septembre prochain. Cette stratégie qui des médicaments qui n’excluent pas les autres stratégies comme le traitement préventif chez la femme enceinte, l’utilisation de moustiquaires et le traitement par le canal sanitaire mais aussi la sensibilisation » a indiqué Docteur Mamadou Sarr, le médecin chef de région.
Au-delà de l’aspect prévention, le PNLP, à travers le ministère de la Santé a aussi un volet curatif par la prise en charge de tous les cas de palu simple au niveau des structures de santé après les tests de diagnostic rapide(TDR).
Bonne implication des communautés
L’équipe cadre de la région médicale compte se baser sur les relais communautaires, les matrones, les badiénu gokh, les agents de santé communautaire(ASC) qui ont déjà bénéficié d’une orientation sur les principes et modalités de mise en œuvre de la campagne. Ces relais passeront dans les domiciles pour administrer les médicaments sous la supervision des agents de santé et des superviseurs communautaires. L’administration se fera en présence des parents qui recevront en même temps des conseils et informations complémentaires sur le paludisme.
Prise en charge des cas de refus
Pour bien contourner les cas de réticence ou de refus des comités de prise en charge ont été mis en place au niveau du district et les postes de santé. Des membres de l’administration, des agents de santé, des délégués de quartiers, des porteurs de voix et des religieux y sont représentés pour jouer à la médiation en cas de réticence ou de refus de certains parents.
« Il y a très peu d’effets secondaires qui nous sont signalés .les gens ont tendance à confondre les effets secondaires et les vomissements dus aux vomissements observés chez certains enfants juste après l’administration du médicament. En cas d’effets secondaire, il suffit de conduire l’enfant vers la structure de santé la plus proche. La prise en charge est gratuite » a précisé le médecin chef de région.
Beaucoup de moyens ont été déployés
Il faut par ailleurs rappeler que le Programme National de Lutte contre le Paludisme n’a pas lésiné sur les moyens tant sur le plan de la communication, des matériels, des ressources humaines que financières
C’est pourquoi, l’équipe cadre de la région médicale de Kédougou vise comme objectif d’atteindre 100% de la cible. Pour réussir ce pari, elle compte surtout sur l’engament des relais communautaires et de tous les acteurs.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com