Kédougou : Taxes non recouvrées, les taxis clandos immobilisés

La police a sommé les chauffeurs de taxis clandos d’arrêter toute activité pour défaut de paiement des taxes municipales. Les bras techniques du maire de Kédougou sont plus que jamais déterminés à faire appliquer les décisions prises en conseil municipal.
Sur instruction du trésor public, la police est entrée en actions en immobilisant les taxis « clandos » ce vendredi 29 janvier 2016. Au garage des taxis-clandos, situé non loin du théâtre de verdure de Kédougou, tout est vert mais avec un peu de blanc. Tous les véhicules peints en vert-blanc sont stationnés. Tout prêt, des chauffeurs regroupés, se donnaient des idées pour sortir de cette crise qui vient de secouer leur secteur d’activité, leur principale source de revenus.
« On nous a demandé de payer une quittance mensuelle de 5000 FCFA et les 65 000 FCFA d’arriérés pour certains chauffeurs au moment où nous sommes en train de nous atteler à la mutation des véhicules puis de les peindre en vert-blanc. Les chauffeurs étaient pourtant disposés à payer 3000 FCFA par mois puisque le travail ne marche pas bien. La plupart des vehicules ne sont pas en bon état certains font parfois 15 jours en dépannage chez les mécaniciens. A cela s’ajoute l’état défectueux des routes » a laissé entendre M Nombo Camara, président du syndicat des chauffeurs de taxis « clandos »
Pour décrisper la situation qui semblait tendue la matinée, la cellule de communication du conseil municipal de Kédougou a pris son bâton de pèlerin pour susciter une rencontre entre les chauffeurs de taxis « clandos » et M Mamadou Hadji Cissé, le maire de la commune de Kédougou.
« C’est parce qu’ils n’ont pas payé la quittance que le trésor public a fait appel à la police pour demander aux chauffeurs de taxis clandos d’arrêter leurs activités de transport dans la commune de Kédougou. Lorsque nous avions appris la nouvelle, nous avions fait des démarches afin que les chauffeurs puissent rencontrer le maire de la commune pour échanger sur la question » a précisé M Djiby Tigana, le responsable de la cellule de communication
Mission accomplie pour la cellule de communication, cette rencontre avec le maire de la commune de Kédougou a permis aux chauffeurs de taxis clandos les enjeux.
« Nous avions longuement échangé sur la situation. Avec la présence de la police, le laxisme est terminé. Le maire a bien pris bonne notes des doléances des chauffeurs. Par rapport à certaines doléances telles que le moratoire, la revue à la baisse des quittances, il n’appartient pas au maire seul de procéder à une diminution. C’est le conseil municipal qui a déjà délibéré. C’est à lui revenir sur cette décision. Et ce n’est pas possible tout de suite. » a précisé M Tigana
Il reviendra à la charge pour dire que le maire et son équipe vont procéder sous peu, à la réhabilitation de certains tronçons. Toutefois, le maire reste disposé à recevoir les tous les citoyens de cette commune afin que les choses puissent marcher dans le bon sens. La porte de la mairie n’est pas fermée, elle restera ouverte à tous et à toutes pour toujours.
Au sortir de cette rencontre, le syndicat des chauffeurs de taxis clandos est revenu à de meilleurs sentiments.
« Nous allons payer les quittances. Je ne défends que l’intérêt des chauffeurs qui m’ont élu. Nous travaillons tous pour la construction de l’avenir de notre commune, mais il faudrait également qu’on comprenne notre situation » a témoigné M Nombo Camara, président du syndicat des chauffeurs de taxis « clandos ».
Il est prévu des rencontres mensuelles entre les chauffeurs de taxis et l’équipe municipale pour éviter à l’avenir ces genres de malentendus.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com