Kédougou : L’ONG SADEV outille ses relais

Le centre polyvalent de Kédougou abrite présentement un atelier de renforcement des capacités des relais du Projet de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l’Union Européenne et d’Oxfam.

Cet atelier de renforcement de capacités des relais est une suite logique à l’assistance humanitaire apportée par Oxfam à 2000 vulnérables de la région de Kédougou après le choc de 2012. En cette année 2, le projet de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, mettra le focus sur la réalisation de 3 périmètres d’arbres fruitiers, 12 champs communautaires et 40 ha de périmètres maraichers. Ces activités seront pilotées par Oxfam, Nébéday et l’ong SADEV avec une forte implication des services techniques tels que la Direction Régionale du Développement Rural, l’Institut National de Pédologie(INP). Des relais communautaires seront mis à contribution pour prêcher la bonne parole aux communautés d’où ils proviennent.

C’est pourquoi, au cours de la cérémonie de lancement de cet atelier de renforcement de capacités sur les ouvrages anti-érosion et les techniques agro forestières, les différents acteurs ont reprécisé les rôles et responsabilités des relais dans ce dispositif.

« Les résultats dépendent de votre engagement, en tant que relais. Au cours de cet atelier, nous allons échanger sur les expériences vécues. Nous vous exhortons à capter le maximum d’informations que vous relayerez auprès des communautés. Tout ce qu’on dira ici  vous appartient » a précisé Papa Gorgui Guèye, coordonnateur des programmes de l’ong SADEV.

Compte tenu de la situation de la région de Kédougou, selon Waly Ngor Sarr, le délégué de l’INP ce projet est venu à point nommé dans la mesure où il accorde une importance capitale à l’amélioration de la  fertilité des sols.

«  A Kédougou les terres sont menacées par les facteurs de dégradation liés à l’érosion hydrique. La formation des relais sur la réalisation des ouvrages anti érosion et les techniques agro forestières est très importante. Pour que la région de Kédougou puisse sortir de la zone rouge, il faudra partir de la base productive le sol et l’améliorer, délimiter les terres en tenant compte des zones agricoles et des zones dévolues à l’orpaillage traditionnel » a-t-il laissé entendre.

Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com