Kédougou : Les élèves sensibilisent sur les Mutilations génitales féminines

Le lycée Kédougou commune 1 abrité ce jeudi 28 janvier 2016, une séance de sensibilisation sur les Mutilations Génitales Féminines (MGF). C’est une initiative du réseau siggil Djiguen en partenariat avec le centre conseil Ado de Kédougou.
Ils sont prés d’une cinquantaine d’élèves des deux sexes à prendre part à cette rencontre. Ainsi, les pairs-éducateurs, animateurs relais du centre conseil Ado de Kédougou ont saisi l’occasion pour échanger avec le public sur cette question de mutilations Génitales féminines.
Selon, l’Organisation Mondiale de la Santé, les mutilations génitales féminines recouvrent toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins pour des raisons non médicales.
Dans la pratique ces mutilations se présentent en trois types. Il s’agit de l’excision (ablation totale ou partielle du clitoris et des lèvres), l’infibulation (ou rétrécissement de l’orifice vaginal en ne laissant qu’un petit trou pour le passage des régles) et la clitoridectomie (ablation du clitoris).
De façon simple et claire, les pairs éducateurs ont également échangé avec leurs camarades sur les conséquences de ces mutilations génitales féminines qui constituent une violation des droits de la femme, de sa dignité.
« Les mutilations génitales peuvent entrainer chez la femme, des rapports sexuels douloureux, un travail prolongé, un accouchement difficile, la fistule obstétricale voire la mort. Elles peuvent entrainer la frigidité et même la stérilité » a précisé Mlle Marième Cissé, relais au CCA de Kédougou
En plus de ces échanges, le Doyen Saloum Sadiakhou, Directeur d’école à la retraite est venu rehausser de sa présence cette activité a lancé un cri de cœur aux élèves et aux communautés sur cette problématique.
« J’ai horreur de voir souffrir des jeunes filles de ces mutilations génitales, j’ai horreur de voir succomber les femmes. Je compte beaucoup sur la science, sur l’évolution pour tourner cette page sombre de l’histoire. Sans les femmes, la vie ne sera pas. Mutiler les femmes, c’est violer l’honneur de la femme, c’est violer sa pudeur. Il faut que la science participe à la conscientisation des communautés. Je demande aux petites filles d’avoir le courage de dire non au mariage précoce, NON aux mutilations génitales féminines. L’essentiel, la priorité, c’est l’école d’abord » a souligné M Sadiakhou.
Par ailleurs le réseau Siggil Djiguen a pris l’engagement de continuer à dérouler plusieurs actions dans la région de Kédougou pour accompagner davantage les communautés.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com