Kédougou : Le concept «ubi tey jang tey » appliqué timidement

Les autorités administratives de la région de Kédougou ont effectué ce mercredi 7 octobre 2015 une tournée dans les différentes écoles de la commune de Kédougou.
Cette tournée a conduit la délégation dans cinq écoles et établissements scolaires. Il s’agit respectivement du lycée Maciré Bâ, l’école élémentaire El hadj Omar Aïdara, l’école privée Marcel Paravy, la case des tout-petits de Gomba et le collège Kédougou commune2.
Les difficultés des écoles dévoilées à l’administration
Cette tournée a permis aux autorités de s’enquérir de la situation dans les écoles et établissements visités en ce jour de rentrée des classes. Si le lycée Maciré Bâ, souffre de l’Etat défectueux de la toiture de certaines salles de classes, à l’école élémentaire El hadj Omar Aïdara, la doléance principale posée sur la table des autorités porte sur la mise à disposition à temps des fournitures scolaires. Ailleurs, à la case des tout-petits de Gomba, c’est le manque de soutien des collectivités locales face à l’état des infrastructures. Avec la saison des pluies qui se prolonge encore, de l’eau stagne dans une partie de la cour, un lieu de reproduction pour les moustiques. Là, existe une menace pour les tout-petits. Au Collège Kédougou commune 1, le principal a évoqué le rétrécissement progressif de l’espace de l’établissement faute de délimitation.
La RTS déroute les parents d’élèves
La délégation s’est également appesantie sur la présence du personnel enseignant et des élèves. Quelques absences ont été enregistrées ça et là. Elles ont été beaucoup plus remarquables chez les élèves. Selon certains, cela découlerait de l’information transmise par la RTS fixant la date de la rentrée au 8 octobre. Malgré ce faux-pas, à Kédougou, des efforts ont été faits par l’administration pour que la rentrée des classes ait lieu ce mercredi 7 octobre.
Encore des efforts à faire
Toutefois, M William Manel, le gouverneur de région a exhorté les différents acteurs de l’Education de fournir des efforts supplémentaires pour que le concept « ubi tey jang tey » soit ancré dans les esprits.
« Il y a encore des efforts à faire. On a noté l’absence de quelques enseignants et des élèves. L’inspecteur d’Académie et les Inspecteurs de l’Education et de la Formation feront le point. Il faudrait que chaque responsable puisse prendre ses responsabilités et sanctionner s’il le faut. C’est de cette façon qu’on pourra qu’on pourra avoir de bons résultats en fin d’année scolaire. Si on perd déjà du temps au démarrage, les résultats vont en pâtir. « ubi tey jang tey » est possible. Il suffit de bien communiquer avec les parents pour qu’ils comprennent les enjeux » a-t-il a laissé entendre.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com