Kédougou : La commune de Bandafassi va dégager une ligne budgétaire dédiée à la promotion de la petite enfance

Les leaders communautaires et les directeurs d’écoles viennent de participer à une réunion de plaidoyer en faveur d’une meilleure promotion de l’éducation préscolaire
La région de Kédougou est caractérisée par une faiblesse des Centres de Développement Intégré de la Petite Enfance (CDIPE).Entre 2014 et 2015 en le nombre de structure d’encadrement de la petite enfance a baissé de 41 à 38. Il s’agit de 3 structures privées, 16 Cases des Tout-petits, 9 Classes Préscolaires à l’Elémentaire, 02 écoles maternelles et 01 initiative communautaire. La plupart de ces CDIPE fonctionnent sous abris provisoires et sont concentrés dans le département de Kédougou qui en compte 24 alors que Saraya et Salémata en ont respectivement 08 et 06
Ces structures souffrent de la faible prise d’initiatives par la communauté mais également de l’absence d’accompagnement des collectivités locales dirigées par de nouveaux élus qui ne maîtrisent pas souvent les textes sur le transfert de compétences.
C’est dans ce cadre que l’Inspection d’Académie de Kédougou et la coordination Régionale de l’Agence Nationale de la Petite Enfance et de la Case des Tout-petits (CR/ANPECTP) ont décidé de faire le plaidoyer auprès des élus locaux pour une meilleure prise en charge de la petite enfance. C’est pourquoi, une mission conjointe de l’IA, de l’IEF et de la CR/ANPECTP) s’est rendue à Bandafassi dans un premier temps dans la commune de Bandafassi. Ils sont une dizaine de leaders d’opinions, directeurs d’écoles et de conseillers municipaux à prendre part à cet atelier de plaidoyer pour une meilleure prise en charge de la Petite enfance.
Ainsi, exposant les motifs de cette rencontre, le pool des inspecteurs a rappelé l’importance de la prise en charge des enfants dès le préscolaire, les conditions de création de Centres de Développement Intégré de la Petite Enfance (CDIPE), l’approche préconisée par l’Etat du Sénégal pour mieux assurer la prise en charge des enfants en âge de la préscolarisation (de 0 a 6 ans).Un accent particulier a été mis sur les difficultés que traverse le secteur de la petite enfance. Il s’agit entre autres du déficit d’infrastructures, d’équipements et de personnels.
Pour trouver des alternatives à ces problèmes, les différents acteurs ont été invités à continuer à faire le plaidoyer auprès des élus afin de trouver des synergies pour mieux prendre en charge ces questions.
« C’est pour la première fois que j’assiste à une telle rencontre qui traite de la prise en charge de la petite enfance. Je suis satisfait de cette initiative. Je viens de saisir l’intérêt de la préscolarisation. Un enfant sorti d’une CTP est différent de celui qui n’a pas fait l’école maternelle ou les CTP. Déjà, nous manifestons ici toute notre volonté à bénéficier d’une CTP à Thiokéthian » a témoigné M Thidembé Diallo, conseiller municipal à Thiokéthian.
Ce plaidoyer a quasiment atteint une partie de ses objectifs. Mamadou Yéro Bâ, le maire de la commune de Bandafassi a fait des promesses devant l’assemblée.
« Les villages de Thiokéthian et Thiabédji ont déjà été identifiés pour bénéficier de CTP. Nous allons élaborer le Plan d’Investissement Annuel (PAI) de la commune de Bandafassi. Nous allons inscrire une ligne budgétaire dédiée à la prise en charge de la petite enfance. Nous vous remercions le coordonnateur et les inspecteurs. Nous sommes rassurés, la réunion a été fructueuse ».
La mission compte poursuivre le plaidoyer les prochains jours dans toutes les communes de la région de Kédougou.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com