Kédougou : Il crée une école pour soulager les enfants de la région

Oustaz Masse Diouf, maître arabisant continue son œuvre d’éducation des enfants aux vraies valeurs islamiques dans une école privée qu’il a créée depuis 2009 dans la commune de Kédougou.
Au quartier Gomba de Kédougou (ex-Lawol Tamba) non loin de la route nationale (RN6), c’est là que Outaz Masse Diouf maitre arabisant tient son école franco-arabe privée dénommée Nouroul Yakhine. Cette école fonctionne à l’image des autres écoles françaises et accueille actuellement 288 élèves qui sont encadrés par 5 enseignants motivés à partir des recettes enregistrées mensuellement.
Il faut dire que cette école a été créée dans un contexte particulier. Les enfants de Kédougou allaient dans d’autres régions pour apprendre le coran non seulement, ils y éprouvaient d’énormes difficultés mais n’apprenaient presque rien du Saint- Coran. On leur faisait travailler durement ou mendier à longueur de journées.
Soulager les enfants de la région de Kédougou
« C’est pourquoi, très tôt, mon rêve a toujours été d’aider les enfants de la région de Kédougou à avoir une éducation religieuse de qualité sur place sans quitter le territoire de la région. Là, à tout moment, l’enfant pourront étudier dans de bonnes conditions acceptables et les parents pourront de temps à autre venir pour s’enquérir de leur situation » a indiqué Outaz Masse Diouf, le fondateur de l’école.
Aujourd’hui, en plus des enfants de la région de Kédougou, l’école franco-arabe Nouroul Yakhine reçoit également des enfants de l’intérieur du pays. Elle dispose également dans son sein un daara moderne fonctionnel 12 mois sur 12 et accueillant présentement environ 35 talibés (élèves).
Les pensionnaires de ce daara sont nourris et entretenus sur place grâce aux moyens propres du fondateur de l’école. Les enfants sont exempts de toute mendicité et apprennent en plus de la pratique de la religion musulmane (lecture du saint-coran, éthique sociale), des métiers (menuiserie métallique, couture…)
Que de défis à relever
Malgré les ambitions affichées par le personnel, l’école Nouroul Yakhine reste confrontée à plusieurs difficultés.
« Nous n’avons assez d’espaces ni de salles de classes pour accueillir tous les enfants. Nous disposons de plans pour fabriquer des lits superposés afin de pouvoir accueillir tous les enfants, mais faute de moyens, ce rêve n’a pas encore été réalisé. Notre souci c’est d’avoir terrain assez spacieux y pour bâtir une école élémentaire voire un collège franco-arabe » a plaidé Outaz Masse Diouf, le fondateur de l’école.
Il a par ailleurs réitéré son engagement à continuer à apporter sa modeste contribution pour le développement de l’Education dans la région de Kédougou.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com