Kédougou : Demba Diaw, un jeune attaché à la terre

A travers son initiative personnelle, Demba Diaw, le président du gie Wakilaré Dalaba montre aux jeunes de Kédougou, que l’attachement à la terre peut être une solution leurs problèmes.
A Kédougou, la plupart des jeunes sont souvent traités de paresseux compte tenu des nombreuses potentialités de cette région (disponibilité en eau et en terres). La plupart d’entre eux semblent avoir les yeux rivés sur les mines. Et l’on continue d’inonder les principaux marchés de la région en produits agricoles ou maraîchers venus d’ailleurs. C’est dans ce contexte que Demba Diaw inscrit ses actions afin d’effacer cette caricature de la jeunesse de Kédougou.
Restaurer l’image de la jeunesse de Kédougou
« Le gie Wakilaré Dalaba a été créé dans un contexte bien particulier. Nous avons un GEA (Groupement d’Entrepreneurs Agricoles) au PRODAC (Projet des Domaines Agricoles Communautaires). C’est suite aux lenteurs constatées dans la mise en œuvre des activités des GEA que nous avions décidé de créer notre gie. Nous ne pouvions pas rester à ne rien faire ou aller vers les mines. Le véritable développement passe par la terre. La terre ne ment pas. Et nous ne pouvons plus continuer à consommer des légumes ou produits agricoles d’ailleurs. Nous avons des terres et de l’eau à Kédougou » a indiqué M Demba Diaw, président
Des jeunes qui veulent s’autonomiser
Le gie créé, pour traduire leurs intentions en actes concrets, ces jeunes en quête de d’autonomisation ont emprunté un lopin de terres à Kénioto à environ 7 km du centre-ville. La proximité d’une rivière à la parcelle est un atout de taille.
« Ce champ ne nous appartient pas. C’est celui d’un voisin. Nous y avons produit durant cette année 1 ha de gombo comme activité agricole. Le maraîchage suivra en saison sèche. L’accès est difficile et le site est éloigné de la commune de Kédougou. Tous les jours, nous faisons le trajet à pied. Nous sommes un peu organisés car pour dérouler ces travaux, nous faisons un planning que nous exécutons. Nous aurons besoin d’une motopompe, de l’herbicide, de l’engrais mais également des moyens de locomotion pour pouvoir transporter la production vers les marchés potentiels» a souligné Le président du gie wakilaré.
Nourrir de grandes ambitions
Par ailleurs ces jeunes membres du gie Wakilaré de Dalaba nourrissent la forte ambition de se positionner en tant que partenaires du PRODAC pour éventuellement devenir fournisseur en légumes de Teranga Gold et autres entreprises évoluant dans la région de Kédougou.
Toutefois, ils souffrent du manque d’accompagnement de l’Etat et des autres partenaires.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com