Kédougou…Bamtaaré toujours présent, et toujours proche des producteurs

Dans le cadre du suivi de la campagne agricole 2016-2017, le reporter de xibaaru.com a effectué une série de reportages dans la commune de Bandafassi. Le dispositif mis en place par Bamtaaré service SA lui réussit quasiment bien.

La région de Kédougou couvre une superficie d’environ 196000 km2, Pour mieux atteindre ses objectifs liés au suivi et à l’encadrement rapproché des producteurs, Bamtaaré Service SA a procédé au découpage de cette vaste région en Zones de Développement Rural (ZODER).La ZODER de Bandafassi comprend les communes de Tomboronkoto, Dindéfélo, Kédougou, Bandafassi et une partie de Ninéfécha.

« Dans la région, nous avons quatre ZODER (Dimboli Salémata, Bandafassi et Saraya). La Zone de Développement Rural  de Bandafassi compte 39 Organisations de Producteurs (OP) de maïs culteurs qui ont emblavé durant cette campagne 742 ha de maïs, 39 OP de riziculteurs  pour 712 ha de riz sur une superficie totale de 2000 ha. Vous comprenez aisément que les activités agricoles sont intenses dans cette ZODER  (Zone de Développement Rural) est importante » a confié M. Djibril Diagne, conseiller polyvalent de Bamtaaré dans la ZODER de Bandafassi.

Pour avoir fait ses preuves avec le PAPIL, à Bandafassi, Alpha Camara, producteur en est à sa première année de collaboration avec Bamtaaré Service SA. Il a bénéficié de l’encadrement de Bamtaaré Service SA qui accompagne le PR2S pour le suivi de 210 ha de riz et 90 ha  de maïs dans la ZODER.

« C’est pour la première fois que je travaille avec Bamtaaré service SA. Déjà, je suis satisfait car j’ai reçu l’engrais et les semences à temps. Je suis très séduit par le suivi et l’encadrement rapproché des agents de Bamtaaré service SA. L’Etat doit continuer à renforcer son soutien aux producteurs. Bamtaaré service SA travaille bien avec les producteurs. C’est la première fois que je vois mon champ évoluer comme je le souhaitais. Mais, je souffre seulement du déficit de matériels agricoles » a confié M Alpha Camara.

Cette année, à l’image des autres producteurs de riz de Bandafassi, M Camara a évolué dans la multiplication de semences de Nérica ou riz de plateau.

« Quand on parle de Bandafassi, on pense aussitôt à la production de riz, le volet multiplication de semences y occupe aussi une place importante surtout à l’heure où on parle de reconstitution du capital semencier qui permet aux producteurs d’être autonomes. Le Nérica  ou (riz de plateau) est une autre alternative. Ici, les gens ont l’habitude de produire que du riz de bas-fonds Aujourd’hui avec le Nérica, on peut atteindre des rendements de 3 tonnes à l’hectare. Cela nous permettra d’atteindre l’autosuffisance alimentaire riz fixée  en 2017  d’ailleurs que nous avons déjà atteinte à 90% » M. Djibril Diagne, conseiller polyvalent de Bamtaaré dans la ZODER de Bandafassi.

Pour donner beaucoup plus de confiance aux producteurs, Bamtaaré Service SA a développé différentes stratégies afin de les éloigner des limites de l’ignorance  sur les bonnes pratiques agricoles. C’est un principe fort à Bamtaaré Service SA.

« Quand on parle d’encadrement des producteurs, il faut être présent, proche des producteurs pour savoir leurs inquiétudes afin de pouvoir mieux les accompagner. Notre suivi se fait à plusieurs niveaux, d’abord sur la parcelle, c’est-à-dire venir voir, de s’approcher des producteurs, de constater leurs limites techniques. L’agriculture est une science. Qui dit science, c’est un éternel changement, vu les conditions climatiques actuelles, nous sommes obligés d’être toujours proches des producteurs, de leur donner les bonnes pratiques culturales, afin de les amener à obtenir les meilleurs rendements. L’autre niveau, ce sont les séances de formations organisées au profit des producteurs, afin qu’ils puissent être capables d’assurer la relève dans l’avenir » a souligné M Diagne

Il faut dire que pour cette campagne agricole, les difficultés des producteurs par rapport au travail du sol ont été apaisées par les subventions au labour du PADAER et la mise à disposition du tracteur du PAPIL. Il existe déjà des acheteurs potentiels comme la SODEFITEX qui mettra en marche sa rizerie « Maromen » pour alléger le travail post-récolte. Néanmoins, le battage et le fauchage restent encore des problèmes entiers à résoudre.

Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com