Karim Wade fait toujours la UNE des quotidiens du mardi

Les quotidiens du mardi continuent d’accorder un traitement de faveur à l’ancien ministre libéral, Karim Wade, condamné en mars 2015 à six de prison pour enrichissement illicite mais libéré dans la nuit du 24 juin 2016 avant de s’envoler au Qatar.
Le Populaire fait d’autres révélations sur les dessous de la libération de Karim et note : «Macky, le Procureur du Qatar et Sidiki Kaba».

«Deal ou pas deal ? Au moins, il y a eu trois rencontres entre autorités sénégalaises et qataries», renseigne le journal.

Sur cette libération de Karim Wade, Le Témoin donne «les preuves de l’implication du Qatar» et révèle que «le Procureur général de Doha Dr Ali Bin-Marri a été reçu et décoré le 23 juin par Macky Sall, jour de la libération de Karim Wade».

Ce journal a constaté également des «voyages intrigants de Me Sidiki Kaba et Dr Ali Bin-Marri entre Dakar et Doha».

«Le Régisseur de Rebeuss raconte l’exfiltration de Karim», titre L’As.

Dans Le Populaire, Me El Hadj Amadou Sall parle du voyage de Karim au Qatar et soutient : «On lui a imposé des conditions, il a donné sa parole».

Il ajoute dans EnQuête que Karim reviendra bientôt. Ce journal revient sur le procès hier en France sur la saisie des biens de Karim Wade et de Bibo Bourgi et informe que «le Parquet de Paris est favorable».

«Biens de Karim en France-Le Paris du 26 septembre (date du délibéré)», titre Le Quotidien, précisant que l’Etat veut saisir deux appartements dans le 16ème arrondissement de Paris.

«Saisie de leurs biens en France-Karim et Bibo fixés sur leur sort le 26 septembre», renchérit Walfadjri à sa Une.

Pour L’Observateur, «les biens de Karim et de Bourgi sont suspendus à la sagesse du tribunal de Paris».

De son côté, Libération plonge dans les coulisses d’un bras de fer à Paris entre l’Etat et Karim.

S’intéressant à la carrière politique de Wade-fils, L’Observateur note : «Karim, questions sur un pion».

Nos confrères donnent les faits qui peuvent entacher sa carrière politique et indiquent que la reconstitution de son entourage est une équation à plusieurs inconnues.

Selon Rewmi, après Niasse et Tanor, «Karim risque la disgrâce dans son parti».

Toutes choses qui poussent Direct-Info à s’intéresser aux «craintes pour les prochaines élections» suite au brouillage des réseaux pour libérer Karim.

«Opposition comme société civile ont brillé par leur silence. La démocratie reçoit un sacré coup», note le journal.

En politique toujours, Sud Quotidien parle de la réforme du Conseil constitutionnel, de l’organisation du Haut conseil des collectivités territoriales, de la modification du code électoral,… et prévient que «opposition et pouvoir (vont) vers une plénière de feu !»

Dans son dossier du jour, EnQuête traite de la sécurité privée au Sénégal et fait état de «business de la peur». «La sécurité privée, un business lucratif quoi se développe dans la pagaille», constate le journal.

Pendant ce temps, Libération fait des révélations sur le coup de filet anti-terroriste de la police judiciaire et informe que «la DIC (a) intercepté deux…collégiens», mais que deux suspects ont été relâchés après interrogatoire.

Notre source ajoute qu’arrêtés à Yoff Tonghor, les mis en cause présumés sont en classe de…1ère.

Le Soleil se focalise sur l’enseignement supérieur avec ces «13 milliards de f cfa de la France pour construire deux Isep (instituts supérieurs d’enseignement professionnel)» au Sénégal.