Journée mondiale de la femme : HSF interpelle le chef de l’Etat sur le sort de ces sénégalaises en détresse dans le monde Arabe

La journée internationale des femmes est célébrée le 08 Mars de chaque année. C’était lors de la conférence internationale des femmes socialistes de 1910 que l’idée d’une journée a été proposée par la journaliste Allemande Clara Zetkin.
Cette date s’inscrit dans une perspective révolutionnaire avec des manifestations à travers le monde. Ce n’est qu’en 1977 et 1982 que les Nations Unies et la France ont respectivement officialisé cette journée.
Au Sénégal l’actualité est dominée ces derniers mois par la situation des sénégalaises femmes de ménage en situation de détresse dans les pays arabes.
Comme les hommes, les femmes sont aujourd’hui concernées par la migration pour des raisons économiques, on parle même de féminisation des flux migratoires avec plus de 48,6 % des migrations internationales.
Mais ne bénéficiant d’aucune protection efficace en droit international, cette couche vulnérable est souvent victime d’abus, de violences et d’exploitations.
C’est sous l’aiguillon de la faim, de la misère, de l’insuffisance de structures socio-économiques que se produisent l’exode rural et les migrations du monde rural.
Les populations rurales ne se résignent plus de leurs situations intolérables, attirées par les mirages dans les villes, elles s’émigrent parce que obligées à chercher ailleurs de nouvelles conditions de vie. Et dans cette quête d’une vie meilleure, les femmes, pour la plupart issues du monde rural et vulnérables, tombent dans les filets des agences ou démarcheurs qui leur promettent monts et merveilles dans les pays arabes.
Une fois en « terre promise » la plupart de ces femmes sont victimes d’abus qui s’exercent sous une forme de « parrainage » qui s’impose aux femmes de ménage pour entrer dans ces pays.
Le « parrain » qui est souvent le particulier qui les embouche est considéré comme le garant de leur statut.
Les employeurs confisquent depuis leur arrivée à l’aéroport leur passeport, ce qui les expose particulièrement aux risques d’exploitation et d’esclavagisme.
Ce « parrainage » exclut du droit de travail ces employées qui ne bénéficient d’aucune protection légale en cas de problème.
Les abus peuvent aller très loin et sont souvent sexuels ou sous forme de maltraitance physique occasionnant la mort dans certains cas .Déjà en 2008 Human Rignts Watch avait enregistré des décès de femmes de ménage au Liban et avait constaté qu’il y avait en moyenne, une mort par semaine attribuable « à des causes non naturelles ».
L’organisation internationale de migrant Horizon Sans Frontières interpelle en ce 08 Mars le chef de l’Etat sur le sort de ces femmes en situation de vulnérabilité, demande l’ouverture d’une information judiciaire pour traquer ces agences qui exploitent la misère humaine et des stratégies efficaces contre la paupérisation en outrance du monde rural.
Et si on parlait du Référendum ?
HSF mesure les risques de tensions sociales et politiques en cas de victoire du Non qui remettrait en cause la légitimité du Président de la République après 2017.
La justice constitutionnelle ne doit pas rendre service, ni être partisane, elle doit lire uniquement le droit et rien que le droit pour éviter la confiscation du choix du peuple par les partis politiques.
La tenue d’un référendum ne devrait pas être à l’ordre du jour et le budget prévu pour sa mise en œuvre pourrait bien servir à réduire la pauvreté du monde rural, un facteur de déclenchent de l’exode et des migrations.
Horizon Sans Frontières regrette que la représentation de la diaspora soit soumise à une décision référendaire ce qui si signifie qu’en cas de victoire du Non, la « diaspora » ne sera présente nulle part : N’est ce pas une autre façon de nous utiliser subtilement comme grenier politique pour le OUI ? Et HSF dit NON.
Boubacar Seye
Président d’horizon sans frontières