Halte aux APE…Agissons avant que l’irréparable ne soit commis (Pétition)

Depuis les indépendances, nous sommes témoins de scandales dans la gestion de notre Pays avec un silence complice de nos gouvernants . Conscients que le devoir de résistance passe par un engagement au pluriel et intrinsèquement citoyen, nous avons mis en place en juillet 2016 le Collectif d’Actions Patriotiques (CAP-Sénégal) dont l’objectif est de combattre les nombreux maux et dysfonctionnements dont souffre notre pays.  Dans cette optique, nous sommes convaincus que notre unique salut est l’ACTION ! Dès lors nous avons décidé de porter la lutte impérative contre la ratification des Accords de Partenariat Économique (APE)

Qu’est-ce que les APE?

Les accords de partenariat économique ou APE sont des accords commerciaux visant à développer le libre-échange entre l’Union Européenne(EU) et les pays dits ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) dont fait partie le Sénégal. Ces accords, dans leur état actuel, prévoient la suppression des taxes douanières entre les Pays signataires et l’UE. Ceci aura pour conséquence une perte considérable en recettes douanières vitales pour le financement des politiques publiques (santé, éducation…) des pays africains

Selon les calculs effectués par l’économiste Jacques Berthelot, ancien maître de conférences et chercheur à l’École Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse, les pertes de droits de douane sur les importations venant de l’UE s’élèveraient pour l’ensemble des pays d’Afrique de l’Ouest à 3,2 milliards d’euros par an à partir de 2020.Par ailleurs la politique de dumping agricole de l’Union Européenne va entraîner la destruction systématique des agricultures vivrières africaines. Malgré l’aide financière et technique promise par l’UE, les entreprises Ouest-africaines ne sont pas prêtes à concurrencer les multinationales européennes.

En guise d’exemple, les exportations des entreprises sénégalaises ont toujours été freinées par les exigences du marché européen en termes de normes (sanitaires , phytosanitaires etc.) alors qu’elles bénéficient d’exonération des frais de douanes grâce au statut des Pays les Moins Avancés (PMA) dont le Sénégal fait partie.

L’obtention de visas va constituer un parcours du combattant pour l’agriculteur du Saloum alors que son homologue européen lui en est exempté. La réciprocité prônée par les APE n’est pas totale et l’UE n’acceptera jamais la libre circulation des biens et des personnes. L’Union Européenne, tout en refusant les accords de libre-échange (dites TAFTA) avec les États Unis, a donné un ultimatum aux pays, libres et indépendants, de la CEDEAO pour ratifier les APE avant le 1er octobre 2016.
  A qui profite réellement cette volonté subite de l’UE d’accélérer le processus de ratification des accords avec l’espace CEDEAO ?

Un trader français justifiait récemment dans l’émission «Bourdin direct du Mardi 30 Aout 2016 sur RMC » le refus de la France de poursuivre les négociations sur le TAFTA avec les États unis, en ces termes : « L’Europe n’a pas la capacité agressive pour gérer ce type de négociation. On est dans un type de vision idéalisée et romantique d’un combat a la loyale. En économie mondiale les combats à la loyale, ça n’existe pas. Y’EN A UN QUI EST PLUS FORT QUI MASSACRE LE PLUS FAIBLE. »

CAP-Sénégal estime également que la CEDEAO ne doit pas signer ces accords qui vont ruiner l’économie fragile des états africains. Les APE seront examinés par les assemblées nationales des pays Ouest africains pour ratification au 1er octobre 2016, il est donc URGENT D’AGIR.

Nous lançons ici un appel solennel à toutes les organisations de la société civile, aux journalistes, à toutes les organisations paysannes, aux syndicats, aux organisations du secteur privé local ainsi que tous les citoyens soucieux  de l’avenir de nos pays à signer et à diffuser à grande échelle cette pétition visant à défendre les vrais intérêts de l’espace CEDEAO et en particulier ceux du Sénégal.

Lien d’accès à la Pétition: https://www.change.o rg/p/disons-non-aux-accords-de -partenariat-economique-ape-en tre-l-ue-et-le-sénégal    

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