Des poissons échouent sur les rives du fleuve Gambie…Les recommandations urgentes du service des pêches

M Assane Sow (photo), le chef de service régional des pêches et de la surveillance de Kédougou apporte des précisions.

assane sow pêche kédougouKédougou a enregistré ses premières gouttes de pluies dans la nuit du samedi 23 Avril 2016. Cette forte pluie a engendré quelques dégâts sur la faune halieutique.

« Après la pluie, il y a eu une remontée des eaux qui a provoqué le contact de ces eaux avec certains végétaux. C’est cette mixture-là qui constitue une toxicité pour les poissons. C’est pourquoi on a retrouvé beaucoup de poissons morts flottant sur les eaux du fleuve Gambie, de Kédougou à Samécouta » a indiqué M Assane Sow, le chef de service régional des pêches et de la surveillance de Kédougou.

Il reviendra à la charge pour demander aux populations de Kédougou de ne pas consommer ce poisson car le degré de toxicité de ces poisons n’est pas connu.

Le service régional des pêches et de la surveillance est un nouveau service  implanté dans la région de Kédougou dont le principal problème  restait jusque-là le manque d’organisation des acteurs malgré leur nombre important.

Ainsi, M Sow et son équipe ont eu à dérouler plusieurs actions, notamment la formalisation des Groupements d’Intérêt Economique (GIE) de pêcheurs en vue de la mise en œuvre de divers projet développement. Toutefois, il y a eu une forte pression sur les ressources halieutiques sur la faune continentale.

« Maintenant il s’agira de renouveler les ressources halieutiques en faisant des empoissonnements, un repeuplement en mettant en œuvre des techniques de pêches telles que l’interdiction de la capture des petites espèces, la mise en place de frayères (zones de reproduction des poissons), l’instauration du repos biologique dans certaines zones du fleuve » a précisé M Assane Sow, le chef de service régional des pêches et de la surveillance de Kédougou.

Par ailleurs, il préconise également la pisciculture en cages. Des discussions sont en cours avec quelques GIE de pêcheurs pour voir la faisabilité d’une telle activité.

Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com