Des acteurs plaident pour un tourisme responsable en Afrique…

Le Tourisme responsable est défini comme une approche à la gestion du tourisme, visant à maximiser les avantages économiques, sociaux et environnementaux, mais aussi respectueuse des us et coutumes. Partant de cette approche, si les pays africains veulent réussir le pari de la rentabilité du secteur touristique ils doivent dès à présent prôner un tourisme responsable.
Un tourisme responsable, c’est la clé de la réussite de ce secteur dans de nombreux pays africains. Le Kenya, l’Egypte ou encore le Maroc, en sont des parfaits exemples. Ces pays ont le mérite d’avoir su poser les bases d’un tourisme responsable dans les politiques mises en place. Le résultat est plus que satisfaisant, car au-delà du nombre de visite considérable qu’enregistre l’ensemble de ces pays, c’est avant tout le caractère humain qui est mis en avant.
Les conséquences d’un tourisme de masse incontrôlé peuvent être dévastatrices, aussi bien pour l’environnement que pour le milieu humain. Dans le cadre du tourisme responsable il s’agit de mettre en avant un pays, une culture, des hommes et des femmes qui n’ont aujourd’hui plus les moyens de faire face à la dure réalité de tous les jours et pour qui les revenus du tourisme peuvent être une véritable source supplémentaire de moyens pour exister.
« Nous inscrivons notre présence en Afrique dans une logique de responsabilité. C’est pourquoi « Jovago » invite ses partenaires hôteliers à plus de considération de leur environnement de travail et surtout des aspirations des populations. Le développement économique et l’épanouissement des populations, par l’implication dans l’économie locale, une rémunération juste et stable des partenaires, des conditions de travail décentes, des échanges de connaissances et de bonnes pratiques, sont des conditions préalables pour le développement du secteur sur le continent » indique ismael Cabral Kambell, chargé des relations publiques à Jovago Afrique de l’ouest.
Dans des pays comme le Sénégal, la Gambie, le Cap-Vert, les autorités ont souvent décrié le développement de pratiques touristiques non conforme à l’identité du pays. Notamment pour certaines destinations qui sont devenues au fil du temps des repères de « prédateurs sexuels », mais aussi où on assiste à la dégradation de l’environnement. Avec la gratuité du visa d’entrée depuis le 1er Mai au Sénégal, le gouvernement devrait veiller à la promotion d’un tourisme responsable.
Bandiane Jaly
Jovago Afrique de l’ouest