DAC de Niombato : la balle est dans le camp des cinq collectivités locales de Niomy

Les ‘’Niominka’’ ont leur Domaine Agricole Communautaire. C’est la décision du Président de la République. Une enveloppe de quatre milliards sera dégagée pour l’aménagement du ‘’NIOMY’’. Ce vaste terroir, jadis de pêcheurs le « Niombato » ou la terre des pêcheurs en mandinka, va devenir un pôle de compétitivité économique de création d’emplois pour les jeunes et les femmes.

Chose promise, chose due. Le Programme des Domaines Agricoles Communautaires va lancer le DAC de Niombato. Les collectivités locales de Keur Samba Guèye, Saloum Diané, Nioro Alassane Tall, Toubacouta et Karang ont reçu une mission de prospection du PRODAC pour lancer les activités.
Le Coordonnateur National du PRODAC Jean Pierre Senghor a dégagé les orientations et compte se rendre sur le terrain une fois que les maires auront fini d’organiser les sessions de délibération de terres permettant d’accueillir le Domaine Agricole Communautaires (DAC) de Niombato.
Les collectivités locales sont pressées de voir cette promesse du chef de l’Etat se réaliser pour mettre un terme à l’exode rural et à l’émigration clandestine. Ce terroir à la frontière gambienne est une zone touristique avec des chaines d’hôtels dont toutes les provisions viennent de Dakar.
Le Niombato est une zone agricole sur la terre ferme avec des milliers d’hectares disponibles. L’arachide est la principale production de rente pour ces populations qui commencent à se familiariser avec le maraîchage. Des jeunes, partis monnayer leur force dans les Niayes et le Walo (Nord du Sénégal), sont revenus avec une expérience qui leur permet de produire de l’oignon, de la tomate ou du piment le long de la vallée qui entoure le Niombato.
Partout, c’est de l’eau de source en permanence. N’eut été le typha qui a envahi ces eaux, le Niombato pourrait assurer la sécurité alimentaire des populations du Niomy. Le PRODAC dont les interventions s’articulent autour de la production végétale et animale avec notamment l’aquaculture ou encore l’aviculture, assurera aussi la mise en marché et/ou la transformation pour donner de la prévalue à cette production.
Le PRODAC pourra compter sur la disponibilité des autorités administratives et des services techniques de l’Etat pour la mise en œuvre du programme, si toutefois les ressources financières sont libérées.