Contrôle en mer contre la pêche illégale…De Dakar à Conakry

82 bateaux de pêche contrôlés dont 14 pris en infraction, 2 navires de pêche industriels chinois identifiés en train de pêcher illégalement en Guinée dans une zone fermée à la pêche pour cause de repos biologique, l’un ayant réussi à s’enfuir et le second conduit au port pour faire l’objet de sanctions. Voilà le bilan de l’opération «Pedro Cardoso Naco» déroulée du 28 août au 1er septembre 2016 par la Commission sous-régionale des pêches (Csrp). Il s’agissait d’une campagne de surveillance en mer, co-financée par l’Union européenne, afin de contrôler les navires pêchant dans les Zones économiques exclusives (Zee) de la Gambie, du Sénégal, de Guinée-Bissau et de Guinée. Sous la coordination de la Csrp et avec la participation (pour la première fois) de l’Agence européenne de contrôle des pêches (Aece), cette opération qui a mobilisé 5 navires de contrôle et une trentaine d’inspecteurs des pêches venant des 4 pays précités a donc permis d’obtenir des résultats concrets dans la lutte contre la pêche illégale.

Il faut dire d’ailleurs qu’elle cause d’énormes préjudices aux économies locales. «Les ravages de la pêche illégale, non-déclarée et non-réglementée (INN) sont connus. Le golfe de Guinée est la région la plus impactée par la pêche INN qui  représente un tiers des captures, soit environ 984 milliards FCfa (1,5 milliard euros)», a expliqué Neven Mimica, Commissaire européen  chargé de la Coopération Internationale et du Développement. C’est pourquoi il souligne: «Cette opération est un exemple concret du rôle que peut jouer l’Ue pour faciliter la coopération entre les Etats côtiers, les organisations régionales, les acteurs du développement et les agences techniques afin de lutter contre la pêche INN et permettre une gestion durable des ressources halieutiques au bénéfice des populations et des Etats côtiers».