Excellence Monsieur le Secrétaire général de l’APR ; notre Parti a besoin de plus d’attention.

Excellence Monsieur le Secrétaire général,

Vous sachant très juste, je vous demande d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Dans le Fouta, dans le Sine, dans le Saloum, dans le Djolof, dans le Boundou et aux pays de Mariane, de l’oncle Sam et de Juan Carlos, du Magreb au Cap, rien ne va, nous sommes en ordre dispersé et au point mort, sans voix ni droit.

« Qui laisse ses troupes se disperser à la poursuite de l’ennemi cherche à perdre la victoire qu’il a gagné »  disait Végèce.

«  La reconnaissance pour un premier bienfait sert de préface à la demande d’un second. ». 2017 ou 2019 c’est pour bientôt, Excellence, Monsieur le Président, Secrétaire Général de l’APR/Yaakaar, rien ne va au sein de mon parti. Aucune motivation, aucune suite, aucun suivi politique pour le fortifier, le massifier et le structurer au mieux pour avoir un parti fort.

       Nous comptions bâtir un parti fort après la présidentielle de 2012 : massifier, structurer et animer afin de vous assurer un second mandat sans équivoque. Malheureusement, la léthargie à tous les niveaux des structures est le constat général. Aucune rencontre politique, aucune nouvelle, aucun sujet de réflexion, aucune liaison avec les autorités. Nous sommes délaissés à la base sans information, sans avis, on se voit comme une clientèle attendant la foire aux élections au cours duquel les candidats engagés viendront dans les stands pour marchander nos voix.

    Excellence, Monsieur le Président une considération à l’égard des militants de base est toujours synonyme de redynamisation, de remobilisation des troupes pour gagner les batailles futures.

   Le désespoir, le découragement, la démission s’agrandissent jour pour jour en vous sachant s’intéresser plus aux transhumants qu’à vos vaillants militants des premières heures. Ceux de L’APR qui ont contribué efficacement à votre rendez-vous au second tour de la présidentielle de 2012 et au choix de votre majorité aux législatives de la même année, en votant et en donnant des consignes de vote.

     De la CCR, à la COJER, des DSE aux organes internes du parti, des entretiens si touchants, des regrets si profonds, des critiques si adroits sur la politique interne  ornent les débats autour de questions, de commentaires semant le doute que seule votre intervention et peut-être votre présence pourraient nous rendre notre félicité couronnée par le mérite et  l’espoir pour un parti fort. Votre message à l’occasion du septième anniverssaire de notre parti nous est bien parvenu et a été entendu, compris et appréhendé de manière républicaine. Mais il faut reconnaitre que beaucoup reste à faire du sommet à la base.

        Toutes les structures du parti sont au point mort, et ceci nous pousse à se poser des questions: avons-nous cessé d’exister pour vous, nous qui avions mis sur l’étendue du pays les comités APR ? Méritons-nous un tel traitement après tous les sacrifices consentis pour vous porter au pouvoir ? Ne sommes-nous pas un parti qui doit grandir? N’avons-nous pas les mêmes droits que ceux qui prennent la relève dans d’autres partis?

  Sans jamais nous affaiblir ou nous décourager, nous continuerons les alertes avant qu’il ne soit trop tard jusqu’à peut-être trouver dans nos abattements quotidiens de nouveaux arguments plausibles qui nous poussent à faire des efforts de redynamisation. Comme on le dit, « les monarques restent toujours blottis dans leur tour d’ivoire et ne voient rien venir jusqu’au jour où il devient trop tard ». Nous sommes une partie du peuple, nous sommes ceux qui ont contribué à votre rendez-vous au second tour de la présidentielle de 2012, nous sommes les vrais héros et nous savons juger à juste raison et savons que seules de nouvelles approches politiques venant de profondes réflexions tempéreront les emportements des uns et des autres. Il faut que je vous avoue, les responsables qui s’entretuent doivent être sanctionner. Comment pourrons-nous donner de leçons d’éthique si notre parti au fonctionne comme tel ? C’est vous qui, par votre seule décision, saurez communiquer aux militants vos souhaits et projets, vos programmes et actions afin de les rassurer par reconnaissance au premier bienfait qui servira de préface pour leur demander un second soutien en 2017. On ne vous entend plus parler des problèmes politiques de notre parti. Personne d’autre n’est capable de régler le problème car la profondeur du doute, l’étayage des faits, l’amalgame semé dans les esprits par nos adversaires dépassent nos arguments. C’est sur l’exacte connaissance de la situation politique de notre parti que je vous interpelle. Ni le Directeur des structures, ni l’administrateur du parti, ni aucun responsable d’une quelconque structure ne peut trancher le débat de ce manque de considération à l’égard des militants, semé dans leur esprit et qui  font le centre d’intérêt de leurs débats quotidiens dans les marchés, les sièges des associations et les salons de leurs maisons. « Macky Falewoul ken » ; Macky ne s’intéresse à personne.

     Excellence, Monsieur le Président, je vous avoue que toutes mes réactions jointes à mon aversion de vous voir aller au second tour ou perdre les élections en 2017 m’ordonnent d’attirer toujours votre attention à temps par lettre ouverte. Ceci afin que vous puissiez agir au bon moment et avec la manière. Comprenez que je suis toujours rempli d’indignation à chaque fois que nous perdons des points au plan politique. Nous en perdons énormément car rien ne bouge au sein de notre parti, surtout dans la Diaspora et personne n’ose vous le dire. Faut pas m’en vouloir et je pense que vous me comprendrez à juste raison.

Fidèlement à vous, votre camarade et frère

Malick Wade GUEYE, Coordinateur de Comité APR/Almeria/Espagne.