Cas Fada à l’assemblée nationale : entre délinquance politicienne et banditisme d’Etat

D’abord soyons clair, net et précis, ce qui se passe à l’assemblée nationale c’est, comme dirait Madior Diouf, du « Mataye ».
Fada n’a fait ni preuve de génie politique, ni preuve de courage politique ; ce n’est ni de la ruse politique, ni de l’intelligence politique, ce que Diagne Fada a fait a un nom et un seul nom et cela s’appelle : délinquance politicienne sous la couverture des grands bandits d’Etat.
Pour preuve, jamais un président de groupe de la majorité ne se permettrait de poser de tels actes, sinon il serait, à la minute qui suit, traduit en justice, son immunité parlementaire levée. Et cela tout le monde le sait et tout le monde en est conscient.
Hélas ! dans un système de démocratie bavarde, où les plus grands démocrates sont les plus grandes gueules, où tous les coups sont permis, où la fin justifie toujours les moyens, rien ne peut plus nous surprendre.
Seulement, Macky Sall a-t-il vraiment le droit de transformer notre pays en république bananière ? Avons-nous le droit de le laisser faire ?
Depuis que Macky Sall est à la tête de ce pays, l’Etat du Sénégal refuse systématiquement de se soumettre aux règles de droit aussi bien nationales qu’internationales et cela à chaque fois que les intérêts politiciens de la classe dirigeante semblent être menacés.
C’était le cas avec les décisions de la Cour de justice de la CEDEAO, de l’avis du Groupe de travail Nations Unies, et même la très téméraire Aminata Touré a fini par avouer que des lois comme celles instituant la CREI ne sont pas conforment aux normes démocratiques… Et voilà qu’un président soi-disant progressiste se permette de faire appliquer à ses concitoyens des lois scélérates.
Et Malheureusement, le peuple sénégalais n’est pas encore au bout de ses peines. Ces gens-là n’ont aucune limite… du moins tant qu’ils continueront de bénéficier de cette immunité médiatique.
Sadikh DIOP
Citoyen Sénégalais.

2 Comments

  1. Merci, Sadikh. Heureusement qu’il reste des sénégalais qui porte la culotte, qui ont compris et qui expliquent.
    Celui qui se sous-estime, dit la sagesse chinoise, au point de croire ses actes insignifiants, n’a pas passé une nuit avec un moustique.

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