Campagne arachidière : 5 milliards pour la Sonacos et 4 milliards pour les opérateurs

Réunion du comité de suivi de la campagne de commercialisation de l’arachide

Tendre progressivement vers un remplacement des semences écrémées par celles dites certifiées pour augmenter la productivité

La réunion du comité de suivi de la campagne de commercialisation de l’arachide a repris ses droits. Elle s’est tenue, comme d’habitude, le mardi, veille du Conseil des Ministres. A l’entame de la rencontre, le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck a donné la parole aux acteurs, opérateurs, producteurs, partenaires et institutions qui, à leur tour, ont bien apprécié le déroulement de la présente campagne. Il a, dans sa déclaration, précisé qu’on va tendre progressivement à un remplacement des semences écrémées par celles dites certifiées qui assurent plus de productivité. Très satisfaits de cette entrevue, certains acteurs ont réagi pour afficher leur optimisme :

MALICK NDIAYE DG CNCAS : « Je voudrais simplement me réjouir de cette rencontre tenue, ce matin (mardi 7 février 2017), au Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural pour faire, un peu, le bilan à mi-parcours de la campagne de collecte arachidière. Je dois dire que, par rapport à l’année dernière, nous avons connu beaucoup d’avancées. Au plan du financement, les acteurs ont reconnu que les huiliers ont payé, presque, à la réception, que 24 ou 48 heures, au maximum,  les règlements ont été faits. Ce qui constitue une avancée très positive par rapport à ce qu’on avait l’habitude de vivre car les niveaux de collecte sont assez intéressants. La banque a mis cinq milliards (5 000 000 000) pour la SONACOS, mobilisé quatre milliards (4 000 000 000) pour les opérateurs, tout cela pour accompagner les opérations de collecte. Maintenant, il reste à régler la question du financement des semences mais nous y travaillons.

MASSAMBA DIOUM PRESIDENT CNIA : « Nous sommes sur une bonne tendance. D’ailleurs, comme vous le voyez, la réunion s’est déroulée de manière très sereine, il n’y a pas eu de contestation sur le déroulement de la campagne arachidière. En fait, les huiliers ont pratiquement doublé ce qu’ils avaient eu l’année dernière, dans les meilleures conditions. Les opérateurs sont très satisfaits parce que les réceptions des camions ont été faite très vite, presque dans les 24 heures et les paiements aussi, et je crois qu’aucun paiement n’a dépassé les 24 heures. Nous sommes à un total de cent huit mille (108 000) tonnes et nous allons peut-être atteindre les cent dix mille (110 000) tonnes. Donc, nous avons presque doublé parce que l’année dernière, nous étions à quarante-six mille (46 000) tonnes. La grande satisfaction en est que la SONACOS qui n’avait fait que sept mille (7 000) tonnes l’année dernières en est, pour cette année, à cinquante-huit mille (58 000) tonnes, ce qui est très conséquent par rapport à ce qu’elle avait eu.

PAPE DIENG DG SONACOS : « C’est une satisfaction pour nous car cette appréciation positive a été faite par le CNIA qui est, un peu, l’instance de régulation du secteur. Cependant, je voudrais commencer par là où le Ministre a conclu, c’est-à-dire sur les objectifs. Comme il l’a dit en conseil interministériel et répété aujourd’hui, un objectif d’un million (1 000 000) de tonnes d’arachide pose problème parce que les besoins des huiliers, les besoins des exportateurs et les besoins en autoconsommation sans oublier les réserves personnelles, tous ces besoins réunis tournent autour d’un million quatre cent mille (1 400 000) tonnes. Donc, on devrait, à ce niveau, revoir à la hausse nos ambitions même si  dans le PSE l’objectif est d’un million (1 000 000) de tonnes avec cent mille (100 000) tonnes d’arachide pour les exportations. Ce qui démontre que la demande va plus vite que les objectifs fixés. »

MAMADOU THIAM PRESIDENT UNIS : « Tout d’abord, je dois, parler, un peu, de la commercialisation arachidière, me féliciter aussi des résultats qu’on a eus autour de la table parce que tous les acteurs qui étaient là ont montré un certain enthousiasme par rapport aux résultats de cette campagne…beaucoup de semences écrémées risquent de rejoindre les huileries, suite à la déclaration du Ministre qui dit que, pour cette année, le quota des semences écrémées vont fortement diminuer puisqu’il n’y aura pas de semences certifiées surtout au niveau de la variété 73 33. Par ailleurs, je me réjouis d’une déclaration du Ministre, à savoir que ceux qui ne sont pas des professionnels de semences certifiées peuvent aller se reposer. Désormais, dans cette filière, ne vont évoluer que ceux qui font de la semence certifiée, cela veut dire que les semences écrémées sont sur la voie d’être bannies. Le processus l’a démonté : l’année d’avant, l’écrasante majorité des semences étaient écrémées, l’année dernière on était à cinquante mille (50 000) tonnes de semences écrémées et vingt mille (20 000) tonnes de semences certifiées, cette année nous sommes à cinquante-cinq mille (55 000) tonnes de semences certifiées et vingt mille (20 000) tonnes de semences écrémées. Donc, nous sommes parfaitement en phase avec le Ministre parce que c’est un combat que nous avons mené depuis très longtemps.

EL HADJ NIASSEOPERATEUR PRODUCTEUR DE SEMENCES : « les scientifiques l’ont démontré, les semences certifiées assurent, au minimum, 30% de la production. Donc, nous allons vers une productivité. Ce n’est plus normal qu’on cultive un (1) hectare pour avoir six cents kilogrammes à l’hectare alors qu’avec les semences certifiées et toutes les conditions réunies, on peut avoir jusqu’à une tonne deux cents (1,200 tonnes) à l’hectare. Donc, il est possible d’augmenter une productivité en utilisant des semences certifiées. »

 

Par Madiagne TALL, CT COM MAER

Cellule communication du Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural

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