Budget-programme : Le ministère de la Promotion de la bonne gouvernance outille ses cadres pour s’approprier le concept

En 2017, le budget sera présenté selon l’approche programme préconisée par l’Uemoa. Pour entrer de plain-pied dans cette réforme qui va entrainer beaucoup de changements dans la gestion des finances publiques, le ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance a jugé utile de renforcer les capacités de ses agents.

Cette session de renforcement de capacité de trois jours vise à mieux familiariser ces hauts cadres et responsables du ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance aux concepts liés à ce nouveau cadre harmonisé de gestion des finances publiques. Cette réforme qui résulte des directives de l’Uemoa et qui ont été transposées au Sénégal depuis 2012 va apporter beaucoup de changements, a noté Ibrahima Dème, Directeur de la promotion de la bonne gouvernance, qui a précisé que cette mise à niveau constitue une nécessité. « Le mode de gestion du budget de l’État va complètement changer pour répondre à des préoccupations de transparence et de performance. À la fin de chaque année, les responsables de programmes vont faire des rapports de performances », a-t-il indiqué. Il s’y ajoute que le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan ne sera plus l’ordonnateur principal des budgets. Selon M. Dème, chaque ministre sera ordonnateur de son budget et va déléguer ses pouvoirs aux responsables de programmes qui seront soumis à des obligations de performance, de reddition des comptes. « À partir de ce moment-là, nous verrons plus de qualité dans l’utilisation des ressources publiques et des résultats beaucoup plus importants pour les populations », a indiqué le directeur de la promotion de la bonne gouvernance. « Avec cette nouvelle réforme, la gestion des ressources publiques sera beaucoup plus efficace et transparente et les politiques publiques vont mieux répondre aux préoccupations des populations, car les ressources vont être articulées à des programmes », a noté M. Dème, non sans souligner l’importance de la dimension rendre compte, évaluation et suivi de l’efficacité et de la performance qui n’existait pas jusque-là. Cette nouvelle approche, a-t-il relevé, va apporter un important changement en matière de gestion des affaires de l’État. Selon lui, cette réforme s’impose à tous les acteurs et à son avis, chaque ministère doit se préparer à cet exercice.