Bousculade de Mouna…Des morts sénégalais oubliés…

Drame de mina…Lla cellule de crise n’a pris en compte les sénégalais de l’extérieur regrette HSF qui annonce le décès de El hadji SECK résidant en cote d’ivoire

Le mystère demeure encore dans les circonstances et le nombre exact de morts dans le drame de Mina qui endeuillé le Hadji 2015.
L’Arabie saoudite campe sur le chiffre officiel de 769 morts alors que le nombre de victimes avoisinerait les 3000 morts.
Ce drame risque d’avoir des répercutions géopolitiques potentielles au niveau mondial notamment entre pays arabes.
En Afrique subsaharienne, le Sénégal fera partie des pays qui paieront le plus lourd tribut avec 62 morts (version officielle donnée par la cellule de crise).
Le Hadj étant un projet migratoire bien que défini et limité dans le temps, le ministère en charge du dossier ne prend pas la migration dans toute sa diversité et sa complexité.
La cellule de crise n’a pas pris en compte les victimes sénégalaises de l’extérieur, ceux qui ont accompli le Hadj depuis leur pays d’accueil.
Aussi il faut noter qu’avec les lenteurs administratives, le cout exorbitant du HADJI, les problèmes liés à l’obtention des visas, beaucoup de sénégalais ont préféré s’inscrire dans les pays voisins moins chers (Mali, Cote d’Ivoire, Gambie, Bénin etc.…)
Parmi ces victimes sénégalaises de la diaspora, il y a le cas de El hadji SECK résidant à en cote d’ivoire et dont les funérailles ont été célébrées ce dimanche dans la commune de Koumassi à Abidjan.
L’organisation internationale de migrants regrette l’instrumentalisation politique de ce drame de mina et regrette la dépossession des biens et identités des victimes par perte rendant leur identification plus difficile.
Fort de ce constat l’idée de compensation et d’indemnisation des victimes devrait être à l’ordre du jour dans le débat et HSF regrette une actualité très politique qui étouffe le social dans un pays qui peine à faire le bilan définitif de ses morts.
Une meilleure organisation du Hadji devrait déjà être à l’ordre du jour et pourrait réduire non seulement les risques à des proportions tolérables mais aussi éviter d’autres échecs dans le dossier migratoire.
Boubacar Seye
Président d’horizon sans frontières