Avoir un deuxième enfant serait bon pour la santé, c’est scientifiquement prouvé

Faire ou ne pas faire de deuxième enfant ? Chez de nombreux parents, le dilemme se pose. Si l’envie ne manque pas, certains facteurs constituent en effet parfois des freins majeurs à ce désir de maternité. Aurons-nous assez de temps pour deux ? Aimerons-nous autant ce deuxième bébé ? Avons-nous assez d’argent pour lui assurer une vie confortable ?
Si l’on en croit une étude scientifique menée aux Etats-Unis, ces interrogations – légitimes – et ces doutes devraient être levés car il y aurait tout à gagner à se remettre à pouponner ! En effet, l’arrivée d’un deuxième nourrisson serait bénéfique pour les parents mais aussi pour la santé de l’aîné.
L’aîné en meilleure forme physique
C’est l’université du Michigan qui a mené cette étude pendant 6 ans auprès de 697 enfants. Il en est ressorti que les enfants uniques étaient davantage en surpoids que ceux ayant un petit frère ou une petite sœur. Mais alors, comment expliquer ce phénomène ?
Les raisons sont à aller chercher, d’abord, du côté des parents. A l’arrivée de leur second bambin, ils modifieraient en effet leurs habitudes alimentaires et mangeraient plus sainement. Ce qui aurait ainsi un impact sur la santé de l’aîné. Quand la cellule familiale s’agrandit, les repas frites se feraient alors plus rares pour laisser place aux poissons et soupes de légumes…
Autre explication : les deux enfants, ensemble, se dépenseraient davantage et feraient plus d’exercice physique. Julie Lumeng, chercheuse à la tête de cette étude, explique : « il est possible qu’un enfant qui devient l’aîné d’une fratrie soit plus actif, par exemple en courant ou en jouant avec son petit frère/soeur. On peut également considérer que les familles ont tendance à aller davantage au parc lorsqu’elles ont un deuxième enfant, ou bien que le premier enfant préfère passer plus de temps à jouer avec son frère/sa soeur, plutôt que de rester dans une activité de sédentarité. »
Si ce ne sont pour l’instant que des hypothèses, ces données devraient pousser de nombreux parents à se lancer à nouveau dans la belle et non moins fatigante aventure de la maternité.