Au secours, ils vont brûler mon beau pays !

A feu Abdoul Aziz FAYE

C’est l’histoire du conflit entre le Margouillat, et la Couleuvre. Ce conflit violent perdurait et devenait chaque jour encore plus violent. Sur le toit de la case du patriarche, c’était chaque jour d’interminables bastons jusqu’au coucher du soleil ; les protagonistes, éreintés, se promettaient l’enfer pour le lendemain, et reprenaient le combat dès le lever du jour.

Excédé, le Margouillat se résolut alors à aller voir ses co-habitants de la concession, afin qu’ils interviennent dans ce conflit interminable, qu’il n’avait plus envie de perpétuer.

Il alla voir le fils ainé du patriarche, et lui demanda d’intervenir pour mettre fin à son conflit avec la belliqueuse couleuvre. Celui-ci manqua de peu de l’écraser avec dépit, en l’envoyant se faire voir ailleurs.

Le Margouillat se rendit alors chez le cheval, installé dans son écurie, et lui fit la même demande. Le cheval lui rétorqua qu’il revenait d’une longue journée de labour, et qu’il avait mieux à faire que de s’occuper de conflits qui ne le regardaient pas.

Le Margouillat en désespoir de cause se rendit à l’étable, où il sollicita l’intervention du bœuf chef de troupeau. Le bœuf lui fit remarquer qu’il gênait sa digestion, tout occupé qu’il était à ruminer après une longue journée de pâturage, et qu’il ne souhaitait vraiment pas être dérangé !

Enfin, le Margouillat se rendit chez le coq, chef de la basse cour qui le congédia prestement, car il se préparait déjà à se coucher, parce qu’il devait dès le lever du jour lancer son cocorico pour réveiller et la concession et le village.

La mort dans l’âme, décidé à en découdre une bonne fois pour toutes, puisqu’il n’y avait aucun moyen de signer la paix des braves, et en l’absence d’une bonne volonté pour faire la médiation malgré sa bonne volonté exprimée, le margouillat alla répondre pour la dernière fois au défi de la couleuvre, au début de la nuit, pendant que la concession plongeait dans les bras de Morphée.

Ce jour-là, le combat fut rude, le combat fut épique. Il fut d’ailleurs si violent que les deux combattants perdirent leur équilibre et plongèrent vers le sol. Ils chutèrent sur le brasier qui réchauffait le pauvre patriarche en cette nuit froide.

Les étincelles fusèrent et furent malencontreusement projetées sur la paille de la case, attisées par la douce brise nocturne  qui bruissait à travers l’interstice de la clôture de paille de la case patriarcale.

La case fut entièrement consumée bien avant l’intervention désespérée de la concession. Le vieux mourut, complètement calciné !

Son fils ainé devint ainsi orphelin. Puisque son père était une éminente personnalité dans la contrée, il fallut parcourir tout le pays annoncer sa mort. Le cheval galopa ainsi du matin jusqu’au soir : à son retour, il s’écroula et creva de fatigue.

Pour les funérailles, le plus grand bœuf devait être tué pour le festin. Le bœuf fut tragiquement sacrifié.

Dans cette contrée lointaine, les veuves ne mangent pas la viande du bœuf durant les funérailles, il fallut donc leur trouver une autre viande. Le coq fut trucidé rapidement.

La morale de cette historie est qu’il ne faut jamais penser que le conflit du voisin ou son problème ne vous regarde pas. Les querelles politiciennes animées par l’APR et encouragées par le silence complice de Macky bavant  de haine envers IDY nous concernent aussi, dès lors que le PDS s’en mêle et qu’une cacophonie bruyante appelant au meurtre politique d’IDY résonne dans toute l’agora politique et jusque dans nos maisons.

Le Sénégal est devenu méconnaissable, après quatre ans de régime mackyen. Il n’y a plus de morale, plus de valeurs, plus de vertus. Les politiciens ne respectent plus rien, ni personne. Tout comme la majorité de nos concitoyens, prêts à tuer pour leur intérêt personnel et immédiat.

La situation a tellement dégénéré que j’en suis horrifié.

Aujourd’hui c’est d’éminentes personnalités ou des énergumènes considérés comme telles qui dépassent complètement les bornes. Des  violences verbales habituelles, nous sommes venus aux pires injures. Samuel Sarr n’a fait que marcher sur les traces d’un Me Wade dont nos oreilles sifflent encore des énormités débitées sur Macky. Aujourd’hui, son parti le PDS est en atomes crochus avec ce même Macky, contre IDY cette fois, à propos d’argent. Et pourtant Dieu sait que toute cette bande qui nous fait peur est une clique pleine aux as qui s’est servie dans la même caisse, celle de notre trésor public national, avec l’assentiment paternaliste de la même personne !

Il est temps de dire STOP. Je lance un appel au secours : il est temps que ceux qui sont écoutés dans ce pays, le clergé, les familles religieuses, les éminents personnalités de la société civile jouent le rôle de Gardiens du Temple que nous attendons d’eux, avant que cette classe politique, ces ennemis de mon pays, ces fossoyeurs de la paix ne brulent notre pays, et nous avec !

Dans ce cas, ils ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas au courant !

 

Cissé Kane NDAO

Président de l’A.DE.R