Attention au Sénégalais qui passent la frontière avec la…

Les passagers Sénégalais dont la pièce nationale d’identité a expiré et en transit sur le territoire gambien, sont dans la tourmente. Les agents de sécurité gambienne leur font payer, en guise d’amende, la somme de 1000 francs ou 1500 francs CFA à chaque poste de contrôle. Ces passagers Sénégalais  «incriminent et interpellent les autorités sénégalaises accusées de «nonchalance diplomatique »  sur cette nouvelle situation qui peut ressusciter des incidents diplomatiques entre les deux pays.

Sur l’expiration de la carte nationale d’identité sénégalaise, la police gambienne est intransigeante. Les passagers en transit sur le territoire gambien sont contraints de payer, pour passer, 1000 francs CFA ou 2000 f francs, c’est selon les humeurs des agents de la police d’immigration gambienne au niveau des frontières. Une pilule que les passagers Sénégalais, victimes de cette situation, ont du mal à avaler, eux qui interpellent les autorités sénégalaises. «Ces autorités sénégalaises doivent vite trouver un remède à cette situation désobligeante», peste un passager qui a fini de se plier à une amende de 1000 francs au poste frontalier gambien juste après Keur Ayib.

Une autre dame d’ajouter : «qu’on  renouvelle ces pièces d’identité ou qu’on discute avec les gambiens, ça ne peut pas continuer comme cela. Ces pièces expirées, les gambiens s’en fichent pas mal. Leur discours est simple : aller renouveler vos pièces,  sinon vous payez». Des propos qui montrent tout le désarroi de ces passagers dont la pièce nationale d’identité a expiré. La situation est d’autant plus inconfortable que tout le monde n’est pas concerné ; certains ont leur document en cours de validité, ce qui pousse les gambiens à s’arcbouter sur leur décision de veiller à la validité des pièces.  Les passagers qui empruntent la transgambienne en font le triste constat.

Selon un passager très amer, cette situation risque non seulement de ressusciter des divergences entre les deux pays, mais de créer des ennuis diplomatiques si les autorités sénégalaises ne discutent pas de cette question avec leurs homologues gambiens dont certains agents de police des frontières  semblent «délibérément» faire fi de la prolongation de la validité des cartes nationales d’identité sénégalaise jusqu’au mois de décembre 2016. Entre agents des polices de frontière gambiennes et passagers sénégalais en transit la tension est bien palpable et certains craignent le pire.