Appel d’offre pour la confection des permis, cartes grises, licences et plaques : Les entreprises nationales ruent dans les brancards

À la suite du lancement, par le gouvernement du Sénégal, de l’appel d’offre pour la confection de tout ce qui est permis de conduire, cartes grises, licences de transport, plaques d’immatriculation, pour une durée de 10 ans, les sociétés nationales déplorent un manque de considération des nationaux. Cinq (5) entreprises étrangères ont été présélectionnées pour ce marché de plusieurs centaines de milliards, alors que les nationaux peuvent valablement accomplir ne serait-ce qu’une partie du projet, déplorent certains chefs d’entreprises qui se sont confiés à Seneweb.
«Depuis un certain temps, on a reçu l’information que l’Etat du Sénégal va passer un appel d’offre international pour la confection et la gestion des titres de transport routier biométrique ainsi que la production et la pose des plaques d’immatriculation sécurisées. Après le Magal de Touba, on a eu l’information que les entreprises soumissionnaires sont les Français, les Marocains, les Belges. Ils sont sortis gagnants. La préférence nationale a été mise d’office à l’écart, relativement au projet de la confection et la gestion des titres de transport routiers biométriques, ainsi que la production et la pose de plaques d’immatriculation sécurisées. On s’est réuni pour trouver des solutions à ce problème. C’est par la suite qu’on s’est rendu chez le Premier ministre pour plaider notre cause.
Il nous a dit de se mettre au diapason des choses et de tout faire pour être en règle avec la loi, pour que s’il y a sélection, nous pourrions être les premiers à en bénéficier», explique Chérif Assane Diokhané, responsable des ventes des plaques à Touba Plaques. Aujourd’hui, beaucoup d’acteurs qui travaillent dans des entreprises comme Sosetube, Qualiplaques, Touba Plaques, Mondial Plaques, Sénégal plaques et aussi des jeunes qui sont dans l’informel, déplorent cette décision des autorités qui leur ôte, selon eux, le pain de la bouche. «Nous n’avons pas été informés de l’appel d’offres. Le gouvernent devrait trouver des solutions pour aider les sénégalais et non les écarter. Une fois que ce projet passe, les conséquences seront désastreuses.
Et les entreprises risquent de fermer leurs portes. En conséquence de quoi, des milliers de sénégalais iront au chômage. Depuis 1996, je suis dans ce métier. Imaginez si on fermait nos sociétés, on se retrouverait dans la rue et les conséquences sont inquiétantes», déplore Gora Diop, un vendeur de plaques trouvé devant son cantine. «Nous proposons que la confection et la pose des plaques soient dissociées du Projet enfin d’éviter la fermeture des entreprises sénégalaises. Nous souhaitons une rencontre avec le ministre des Transports terrestres afin de trouver des solutions, car nous sommes capables de produire des plaques sécurisées comme indiquées dans le projet», ajoute Abdou Aziz Sady, directeur de Qualiplaques.

seneweb