Accusé de vol, A. Ndoye se met à poil pour prouver sa bonne foi

C’est Le Populaire qui narre la petite histoire. Accusé de vol, dans un bus Tata, le jeune A. Ndoye, qui avait pris la précaution de se débarrasser de son butin en le passant à ses acolytes en fuite, n’a rien trouvé de mieux à faire que de se mettre à poil pour prouver sa bonne foi à la dame Y. E. Alavo qui l’avait pris au collet pour exiger la restitution de son téléphone portable.

La dame a expliqué dans sa plainte aux limiers de Dieuppeul que, lorsque le bus est arrivé à hauteur du rond-point Jvc à Sacré-Cœur, un groupe de jeunes y est monté. Ces derniers ont profité des heures de pointe pour monter dans l’autobus et commettre des vols. Ils sont aussitôt redescendus sans payer. Mais ils ont réussi, en ce petit laps de temps, a soutirer le téléphone portable de la jeune femme.

S’étant rendu compte du vol, la dame a ameuté le bus. Aidée par le receveur qui lui a dit qu’il s’agissait des jeunes qui venaient de descendre, elle leur a emboîté le pas. S’étant retrouvé seul, les autres ayant profité de la mêlée pour disparaître avec le butin, A. Ndoye a été interpellé par Mme Alavo. Pris au collet, le malfrat a surpris tout le monde lorsqu’il s’est mis tout nu pour prétendument prouver sa bonne foi. Une supercherie qui n’a pas pris puisqu’il a été conduit à la police.

Mais, la dame n’était pas au bout de ses surprises. En effet, sachant que les carottes étaient cuites, le prévenu a vite trouvé une autre astuce pour se tirer d’affaire. Sur le chemin du commissariat, il a soudain traversé la rue, ramassé un caillou avant de s’en cogner violemment la tête. Il s’est alors mis à jubiler quand le sang s’est mis à gicler, affirmant qu’il allait accuser la jeune femme d’en être l’auteure. Une ruse qui n’a pas non plus opéré.

Entendu par les limiers, il a nié les faits à lui reproché, expliquant que s’il s’est mis à poil c’est qu’il n’avait rien à cacher. Il a également refusé de donner l’identité de ses complices soutenant qu’il ne les connaît pas. Il a été déféré au parquet.