Accès à l’eau potable à Kédougou…Des unités de potabilisation

«La seule alternative pour résoudre le problème», dixit le Dg de l’OFOR

En marge de sa visite dans la région de Kégoudou pour s’enquérir de la situation liée à l’accès à l’eau potable, le Directeur général de l’Office des forages ruraux, Lansana Gagny Sakho appelle à faire recours à des unités de potabilisation de l’eau pour régler définitivement la question de l’eau dans cette région.

L’accès à l’eau potable reste une épineuse question dans la région de Kégoudou où les populations souffrent énormément de manque d’eau causé par la faiblesse de la nappe phréatique. Une question prise très au sérieux par l’Office des forages ruraux (OFOR) dont son Directeur général qui a effectué une visite de quelques jours dans la zone pour voir de visu les difficultés et réfléchir sur les voies et moyens pour apporter des solutions durables. Lansana Gagny Sakho accompagné par les techniciens du service régional de l’hydraulique de Kédougou, se sont rendus dans le département de Saraya. Sur place, c’est le Préfet de la localité, en l’occurrence, Papa Malick Ndao qui a accueilli la délégation. Une façon pour le préfet de faire part de la situation difficile dont les populations vivent, malgré le seul forage existant à Saraya. «Nous avons de sérieux problème d’eau. Tout ça est lié à des pompes qui étaient défectueuses qu’on a dû remplacer deux fois dans le même mois», a expliqué le Préfet de Saraya, ajoutant que «la nature du sol dans le département est un socle que nous nous recevons de l’eau de pluie et c’est cette eau que tout le département consomme. La nappe étant très profonde que souvent au fil des mois les réserves se terminent et que vers le mois d’avril, mai, juin, nous n’avons plus d’eau et nous attendons l’hivernage s’installer pour avoir d’eau. Ce qui fait que le forage de la Commune de Saraya qui est un forage très ancien datant de 1994 ne peut plus supporter la demande qui est supérieure à l’offre». Concernant la mauvaise gestion du forage, le préfet de confirmer que Saraya a «un problème de fonctionnement de l’Asufor que nous pouvons gérer d’une pierre deux coups. Régler le problème de l’Asufor mais aussi demander à l’Etat de venir en aide à la commune et au département de Saraya pour que les problèmes d’eau puissent être un mauvais souvenir». Le Dg de l’Ofor et sa délégation ont visité les forages de Kharakhéna (zone d’orpaillage créé en 2013 et situé à 30 Km de Kédougou), d’Ibel dans la commune de Bandafassi et du département de Salémata. Même situation notée. Des forages très anciens, des pompes défectueuses, des Asufor qui ne fonctionnent presque pas… Après avoir constaté de visu la situation dans la zone, le Directeur général de l’Office des forages ruraux n’a pas manqué de prendre des décisions immédiates au niveau de certains forages dont celui de Saraya (changement de pompes…) et d’Ibel (des tuyaux très petits, prolongement du réseau de 2 Km, des pompes à changer entre autres). «Les populations souffrent puisqu’il n’y-a pas beaucoup de forages dans la région. Ensuite, la nappe n’est pas productive. C’est ce qui explique le fait qu’il est difficile de trouver de l’eau dans la Kédougou», a-t-il souligné. Toutefois, dans le cadre du programme d’urgence de développement communautaire(PUDC), il y a un important volet de construction de forages qui est prévu dans cette région durant l’année 2015/2016. A terme, poursuit M. Sakho, «cela va contribuer à adoucir les souffrances des populations. Pis, il faut permettre aux populations d’avoir un interlocuteur avec lequel elles peuvent discuter d’une manière franche en vue de trouver des solutions. Et que les populations sachent qu’elles ne sont pas laissées à elles même».

«Des Unités de potabilisation à partir des cours d’eau»

A ce niveau, «Kédougou est un cas spécifique où on a plus de 500 pompes à motricité humaine (pompes manuelles). Cela est lié à la faiblesse du débit de l’eau sous terraine. Et, un peu prés de la moitié de ce nombre de pompes est en panne. Pour leurs réhabilitations, nous avons engagé des négociations avec des partenaires», explique Lansana Gagny Sakho, soutenant que «la solution n’est pas l’érection de forages, mais plutôt la création d’unités de potabilisation à partir des cours d’eaux et du fleuve Gambie qui borde la région comme on a fait dans la région du fleuve». Le Directeur général de l’Ofor a terminé son speech en appelant à la responsabilité sociétale des entreprises minières qui, selon lui, «doivent aider les populations se trouvant dans leur permettre d’exploitation à disposer d’eau potable».


Papa Sambou NIANG
Conseiller Technique en Communication
Cabinet du Secrétaire d’Etat à l’Hydraulique rurale (CAB/SEHR)