70 sites agricoles à Diourbel, Fatick et Thiès pour faire travailler 4000 personnes

Israël, l’Italie et le Sénégal vont entamer en janvier prochain la mise en œuvre, dans les régions de Diourbel, Fatick (centre) et Thiès (ouest), d’un projet d’exploitation de « 70 sites agricoles » dans lesquels vont travailler « quatre mille petits fermiers » sénégalais, a annoncé, mercredi, le nouvel ambassadeur de l’Etat hébreu à Dakar.
« Le travail va commencer le 1er janvier. Nous avons cinq mois pour compléter le choix des sociétés qui vont intervenir sur les 70 sites », a dit Paul Hirshson, représentant d’Israël au Sénégal depuis un mois.

« Plusieurs millions de dollars » seront investis dans les futures fermes, a-t-il ajouté lors d’un entretien avec plusieurs médias sénégalais, dont l’APS, au siège de l’ambassade de son pays à Dakar.
« Si nous faisons ce que nous devons faire, ce sera un projet pour
toujours. Ce sera pour toujours si tout va bien », a assuré le diplomate israélien, pour dire que le délai d’exécution du projet agricole n’est pas fixé.
Paul Hirshson dit faire de l’agriculture, des échanges économiques entre Israël et le Sénégal, et de « la promotion du dialogue stratégique entre les gouvernements israéliens et sénégalais » les « trois priorités » des fonctions qu’il va exercer au Sénégal pour une durée de « trois ans ».
« Il y a beaucoup de choses à faire », notamment dans les domaines de l’agriculture et du commerce entre les deux pays, a-t-il souligné.

Le Sénégal, « un ilôt de stabilité », selon ses propres termes, a « beaucoup de ressemblances » avec Israël, a signalé M. Hirshson, en citant comme exemple « les menaces sécuritaires » dans les pays voisins du sien et ceux qui sont limitrophes ou non éloignés du territoire sénégalais.
Basé à Dakar, il est également ambassadeur d’Israël au Cap-Vert, en Gambie, en Guinée-Bissau et en Sierra Leone.

Paul Hirshson est avocat, homme d’affaires et expert comptable. Il a été porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères et a dirigé des services consulaires israéliens aux Etats-Unis, entre 2008 et 2011.
De l’Afrique, il dit connaître seulement les parties orientale et australe, mais aussi l’Egypte. « L’Afrique de l’Ouest est une nouveauté pour moi », a affirmé l’ambassadeur, qui parle très peu français

Agé de 52 ans, ce natif de Grande-Bretagne a grandi en Afrique du Sud, jusqu’à l’âge de 22 ans.