Le «bras de fer» entre le Sénégal et l’Onu autour de l’évacuation de Bourgi en France à la Une

La presse du samedi se focalise sur le bras de fer entre Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice, et le Tribunal arbitral de la Commission des Nations Unies sur le droit commercial international (CNUDCI) qui réclame l’évacuation sanitaire du prisonnier Bibo Bourgi en France.

«Libération de Bibo Bourgi ordonnée par la Cnudci : Sidiki Kaba déchire la décision de l’Onu», titre L’As.

Dans ce journal, le Garde des sceaux estime que «cette décision des Nations unies est scandaleuse».

Selon Grand-Place, sommé d’autoriser l’évacuation de Bibo, «le Sénégal scandalisé par la décision».

Sur ce qu’il appelle «injonction de la CNUDCI pour l’évacuation sanitaire de Bourgi», le journal EnQuête constate une «colère de l’Etat».

«Le Sénégal, dit Me Kaba, est un pays souverain. Il ne peut recevoir d’injonction de quelque nature que ce soit».

«Affaire Bourgi-Injonction du tribunal arbitral : Sidiki Kaba condamne l’Onu», titre Le Quotidien, dans lequel journal, le ministre de la Justice soutient que «c’est une décision scandaleuse sans précédent».

Pour La Tribune, «ça camouffle au sommet». «Me Kaba souffle le froid puis le chaud sur…le Tribunal arbitral de la Cnudci», écrit Le Populaire.

Toutes choses qui font dire à Walfadjri écrit que «Sidiki Kaba retourne sa veste».

Pendant ce temps, Sud Quotidien s’intéresse à la dissolution de Sénégal Airlines et informe que «Air Sénégal Sa décolle». Nos confrères expliquent que le capital initial est de 40 milliards f cfa.

«Compagnie aérienne : L’Etat crée Air Sénégal Sa. 40 milliards f cfa de capital initial ; recrutement des agents de Sénégal Airlines en fonction des besoins», détaille Le Soleil à sa Une.

Selon La Tribune, l’Etat a mis sur la table «40 milliards f cfa pour faire voler Air Sénégal Sa».

«L’Etat met 40 milliards pour faire voler Air Sénégal», ajoute Le Populaire.

Ce journal parle aussi du procès en appel contre l’ancien Pm pour faux et usage de faux ce lundi, et note que «Habré veut solder ses comptes avec Mimi».

Ce journal donne la parole à Me Ibrahima Diawara, un des avocats de Habré qui lance les hostilités. «Nous avons un dossier solide, c’est pourquoi nous sommes sereins», dit l’avocat.

Revenant sur la marche réprimée en Gambie, Walfadjri note que «Jammeh torture des manifestants arrêtés».

L’Observateur traite du contentieux autour de la paternité du Groupe parlementaire du Parti démocratique sénégalais Pds, opposition) et donne «les minutes de l’audition de Fada (chef des frondeurs) à la sûreté urbaine».