3 choses à savoir sur la dépendance à l’alcool

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L’addiction à l’alcool est une maladie chronique propice aux rechutes. Mais se remettre à boire n’est pas forcément un échec. Découvrez pourquoi.

L’acteur américain Ben Affleck vient d’annoncer avoir terminé une deuxième session de traitement pour soigner sa dépendance à l’alcool. Ce type de scénario est assez courant chez les personnes qui souffrent d’alcoolisme. La dépendance est une maladie chronique, ce qui signifie que les rechutes ne sont pas seulement possibles, mais probables, rappelle l’Institut américain de l’abus des dogues (NIDA), cité par Live Science. Voici donc quelques informations à connaître à ce sujet.

Des rechutes fréquentes

D’après une étude publiée en 2001, environ 25% des patients arrivent à éliminer totalement la consommation d’alcool de leur vie pendant la première année après le traitement. Mais selon les auteurs, nous ne pouvons pas réduire ces personnes à deux catégories distinctes : ceux qui s’abstiennent et ceux qui rechutent. La situation est plus compliquée, car même si une personne se remet à boire, elle peut faire des progrès et réduire considérablement sa consommation d’alcool. Le risque de récidive diminue ensuite en fonction du temps passé sans boisson alcoolisée. Environ 40% des personnes qui sont restées sobres pendant deux années vont faire une rechute. Le risque diminue sensiblement après cinq années sans alcool.

Des facteurs de risque

De nombreux facteurs peuvent déclencher une rechute chez les personnes qui ont été traitées pour l’alcoolisme. Il peut s’agir par exemple de publicités pour l’alcool, de la pression sociale ressentie lorsqu’on passe un moment avec des personnes qui boivent, mais également des émotions négatives comme le stress et l’anxiété. Les zones cérébrales impliquées dans ces sentiments sont connectées avec celles de la gratification. Les chercheurs soupçonnent la consommation chronique d’alcool de modifier le cerveau en augmentant la réponse d’une personne en cas de stress, et donc d’augmenter les risques de rechute.

Pas un échec

Il est important de garder à l’esprit qu’une rechute n’est pas un échec. La toxicomanie est une maladie chronique et, comme toute autre maladie de ce genre, les symptômes peuvent se reproduire à certains moments. Plutôt que de culpabiliser, les patients devraient voir ces rechutes comme un simple besoin de recommencer le traitement, de l’ajuster ou d’essayer des solutions alternatives, indique Live Science.

Santemagazine

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