Une affaire d’héritage entre deux femmes risque de couler une société…Avec 50 employés

Sapec, première société qui fabrique de la peinture au Sénégal, est en faillite à cause d’un problème d’héritage. Selon la femme du défunt propriétaire de Sapec, Buchra Boulaich kasmi, les 50 employés risquent d’aller au chômage, si la société est fermée. D’ailleurs, ces derniers courent après 10 mois d’arriérés de salaire. Pour ne rien arranger à la situation, la Cbao menace de saisir les biens, de même que la Senelec qui projette de couper le courant, pour cause de factures non-payées depuis le mois de janvier.

Bouchra Boulaich Kasmi, la veuve d’Adel Hussein (propriétaire de Sapec), a annoncé hier que l’entreprise va être fermée à cause des lenteurs dans la procédure judiciaire. Une procédure qui permettra de savoir qui sera l’héritier de son défunt mari. Mme Hussein a soutenu que la Sapec sera vendue, parce que la Cbao veut saisir les biens, si la dette n’est pas payée dans les meilleurs délais. «Après le décès de mon mari, une femme a surgi de nulle part et s’est présentée comme l’épouse de mon mari, alors que ce dernier avait signé la monogamie avec moi.

C’est ainsi que les problèmes ont commencé à surgir à l’usine, car les conflits de succession bloquent tous les comptes de mon mari. Tous les comptes sont bloqués à cause de Sawsah Aboukaleb, la fausse épouse». Elle souligne que la Cour suprême a accepté le mariage de Sawsah Aboukaleb grâce à des papiers falsifiés. «En plus, le chèque que la fausse épouse a apporté en disant que mon mari lui a légué 150.000 euros est archi-faux. Après nos investigations, nous avons constaté que tous les papiers qu’elle a déposés au Tribunal sont faux. J’ai déposé ma plainte depuis novembre 2011 et jusqu’à présent, l’affaire n’est pas résolue. Ils ont violé la dignité de mon défunt mari, tandis que son frère se croit le roi du Sénégal.

Sommes-nous dans un pays de droit ? J’ai derrière moi des orphelins et 50 pères de famille. Je demande où est la moralité de ces gens irresponsables. Je suis Marocaine, mais je n’ai vécu que 12 ans au Maroc, donc cela signifie que je suis presque sénégalaise. Sawsah et ses complices bloquent toute la procédure.
La banque m’avait accordé un délai d’un mois. Mais, ils ne l’ont pas respecté».