Thiaroye-croisement Tally Diallo : un gang s’attaque à une agence western union

Les populations du quartier de Thiaroye ont été surprises dans la soirée d’avant-hier, dimanche, par un gang de malfaiteurs qui a défoncé la porte de rideau en fer de l’agence Western union, sise au croisement Tally Diallo. D’après le veilleur de nuit, un septuagénaire, les malfrats au nombre d’environ 8 personnes sont descendus d’un pick-up avec des tirs de sommation avant de le tenir en respect pour ensuite défoncer la porte de rideau en fer et s’introduire dans l’agence. «Ils sont venus vers 4h du matin.

Quelqu’un du groupe m’a serré la main en me disant de recevoir les salutations de Keita .Ils m’ont pris par le collet en m’engouffrant dans le mirador.J’ai obéi car ils étaient tous armés », narre le gardien. Et de poursuivre : «Ils ont commencé à défoncer la porte en fer. Voyant que les riverains étaient en train de se réveiller à cause du bruit, les bandits ont tiré des coups de sommation en l’air pour les effrayer ».

Témoin oculaire, un jeune riverain ajoutera qu’ils ont même tenté de riposter en jetant des pierres depuis leurs maisons après avoir été réveillés par les coups de feu. «Quand nous avons été réveillés par les coups de feu, on a compris que c’était un cambriolage. De peur d’être tués, nous lancions des pierres depuis nos maisons en cachette de peur de recevoir une balle » a indiqué le jeune homme. Et le gardien de renchérir : « Les bandits étaient tous encagoulés…

Après m’avoir neutralisé, ils ont défoncé le rideau en fer puis se sont introduits à l’intérieur sans rien prendre car le coffre-fort était solide». A l’en croire d’ailleurs, les bandits ont été effrayés par les tirs d’un habitant résidant en face de l’agence. Selon les riverains, il s’agit là du 3e cambriolage noté dans cette agence. Pour autant, ils ont dénoncé l’insécurité grandissante sur ce carrefour et l’intervention tardive des forces de police qui ont effectué le déplacement, après le départ des bandits qui sont repartis dans leur pick-up, toutefois sans le butin lourd à emporter.
Sud Quotidien