Sénégal pays pauvre…L’Etat réagit : « On n’est pas pauvre mais on est parmi les 25 qui produisent moins de richesses »

Le Sénégal un pays pauvre parmi les plus pauvres du monde. Ce n’est pas l’opposition, notamment la Bande à Idy et Decroix qui le dit mais le Fonds monétaire international (Fmi) qui a publié la liste des 25 pays les plus pauvres au monde. En effet, en compilant des données du Fonds monétaire international (Fmi) sur la période 2009-2013, le Magazine financier américain «Global Finance» a dressé un classement des pays les plus riches du monde, mais également les plus pauvres. Pour ce classement, « Global Finance » utilise deux méthodes: le Produit intérieur brut (Pib) par habitant de chaque pays et la Parité de pouvoir d’achat (Ppa), qui vise à analyser le coût de la vie et le taux d’inflation dans un pays. La Ppa sert ainsi à comparer les niveaux de vie entre les différents pays. En termes clairs, le Sénégal est mis dans le lot des 25 pays qui produisent le moins de richesses dans le monde.
Notre pays qui, en 2014, occupait la 27ème place a chuté à la 25ème place, intégrant ainsi la liste des 25 pays au plus petit Pib par habitant pour le compte de cette année 2015. A signaler en 2014, le Pib par habitant du Sénégal était de 1.079 dollars. Avec un Pib par habitant de 934,6 dollars en 2015, soit près de 3 fois le Produit intérieur brut par habitant du Burundi (pays le plus pauvre au monde), le Sénégal boucle la liste des 25 et fait désormais partie des pays qui produisent le moins de richesses dans le monde. Selon la liste publiée, le Continent africain a battu le record en matière de pauvreté. Parmi ces pays, figurent 11 qui sont de l’Afrique de l’Ouest.
Mais le Gouvernement explique ce classement défavorable du Sénégal au 25ème rang des pays les plus pauvres par la dépréciation du dollar par rapport à l’euro. Entre 2014 et 2015, le taux de change du dollar est passé, d’une moyenne de 494 FCfa à 588 FCfa, soit une appréciation de 19,2%. Cette forte appréciation du dollar par rapport à l’euro, monnaie à laquelle le FCfa est arrimé, fait que notre Pib nominal par habitant, exprimé en dollar courant, baisse, même s’il a augmenté très fortement en francs Cfa, justifie un communiqué du porte-parole du Gouvernement. Dès lors, précise Seydou Guèye, la vraie appréciation des performances de notre économie doit s’appuyer sur des données en monnaie locale. En réalité, dit-il, le Pib en Parité pouvoir d’achat (Ppa) démontre une nette progression du Sénégal dont le taux de croissance réel devrait se situer à 2.1%, ce qui nous place en milieu de tableau devant des pays importants, démontrant ainsi que le processus de rattrapage et de convergence de notre économie est en marche.
De l’avis du porte-parole du gouvernement, les chiffres à mi-mandat confirment que notre pays est sur la bonne voie, grâce notamment à la mise en œuvre effective du Plan Sénégal Emergent. Ainsi, la croissance du Pib en termes réels est passée de 1,8% en 2011 à 4,4% en 2012 puis à 3,5% en 2013 et à 4,7% en 2014, dans un contexte de réduction significative du déficit public de 6,7% du Pib en 2011 à 5,1% en 2014, se réjouit les autorités. Elles en veulent pour preuve le regain de dynamisme reflétant l’amélioration de la production dans le sous-secteur agricole, la relance des industries chimiques et du sucre, mais également le dynamisme des cimenteries, des BTP, de l’énergie, des télécommunications et des services financiers. En définitive, l’économie sénégalaise est sur une bonne trajectoire de croissance avec un taux attendu à plus de 5% en 2015 et projeté à 6% en 2016, ce qui fera de notre pays l’une des économies les plus dynamiques, qui s’éloigne de la pauvreté, d’année en année, grâce au Plan Sénégal Emergent. Et Seydou Guèye de rappeler que le dernier cadrage macro-économique arrêté avec le Fmi table sur un Pib de 8.150 milliards FCfa en 2015 contre 7.741 milliards FCfa en 2014, soit un taux de croissance en termes nominaux de 5,3%.

1 Comment

  1. Seydou Guèye veut entretenir le flou en invoquant la « monnaie locale » dans ce qui relève d’une comparaison internationale. Dans cet exercice, le recours à un « standard international » en l’occurrence le dollar, est inévitable. D’autre part, il s’agit ici de « données historiques » et non de perspectives et encore moins de « trend ». C’est le politicien de l’APR qui parle à travers M. Guèye et veut détourner notre attention sur ce qui se passe réellement avec des résultats pour des promesses et de faux espoirs.

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