Ressources de l’Etat en 2016 : 2141 milliards attendus

Après avoir clos 2015 en beauté, les Finances attendent des ressources totales de 2141 milliards de francs Cfa pour l’Etat en 2016. D’après Libération, les services d’Amadou Bâ comptent rationaliser des dépenses de fonctionnement en y associant une meilleure planification budgétaire afin de préserver la viabilité des finances publiques ainsi que la stabilité macroéconomique.

Selon un document du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, en 2016, la tendance de maîtrise et de réduction progressive du déficit budgétaire, conformément aux engagements inscrits dans le programme adopté par le Fonds monétaire international (Fmi) devrait se poursuivre, dans un contexte d’accélération de la mise en œuvre des réformes et d’exécution du Plan Sénégal Émergent. Le renforcement de la mobilisation des ressources sera maintenu à travers une meilleure interconnexion des régies de recettes.

Par ailleurs, la rationalisation des dépenses de fonctionnement sera associée à une meilleure planification et une grande efficacité dans les investissements publics. Cette dynamique devrait bénéficier de l’institutionnalisation de la réserve de précaution à travers l’impulsion d’une nouvelle démarche dans l’exécution de certains projets. Globalement, la politique budgétaire demeurera prudente afin de préserver la viabilité des finances publiques ainsi que la stabilité macroéconomique. Au total, le déficit budgétaire (dons compris) est attendu à 373 milliards de francs Cfa, soit 4,2% du Pib, contre 389,3 milliards (4,8% du Pib) en 2015.

Les ressources totales de l’État, projetées en hausse de 6,9%, devraient passer de 2003,5 milliards de francs Cfa en 2015 à 2141 milliards de francs Cfa en 2016. Elles sont réparties en recettes budgétaires pour 1834 milliards F Cfa, en ressources du Fse pour 45 milliards et en dons pour un montant de 262 milliards.

Les recettes budgétaires, attendues à 1834 milliards, sous l’impulsion des recettes fiscales, devraient s’inscrire en hausse de 7,2% (+122,5 milliards). Elles porteraient sur les recettes fiscales pour un montant de 1721 milliards et les recettes non fiscales à hauteur de 113 milliards. En effet, en termes d’impôts directs, les recouvrements de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés sont projetés respectivement à 291,2 milliards et 160,8 milliards en 2016 soient des hausses de 12,7% et 13,2%. Quant à l’Irvm et à la Cfce, ils sont escomptés respectivement à 31,6 milliards et 20 milliards. Globalement, les impôts directs sont projetés à 507,5 milliards en 2016 contre 4050 milliards pour l’année 2015, soit en progression de 57,5 milliards (+12,8%).