Refus de paternité : A.F une fillette de 13 ans sera soumise aux tests ADN …

Le Tribunal de Grande Instance de Thies a mis en délibéré au 7 octobre prochain, le verdict du jugement de S. Ciss 28 ans, poursuivi pour un viol suivi d’une grossesse de 5 mois sur A.F, 13 ans. A la barre, la petite ingénue, distraite dans ses gestes enfantins ne semblait guère réaliser tout le stress de son père , affichait une certaine nervosité à la barre. Le père avait réclamé pour laver l’affront, la somme de 5 millions de FCFA au prévenu. Le ministère public avait requis 6 mois de prison dont 1 ferme pour les délits de viol et de pédophilie.

En répondant aux questions du Tribunal, A.F racontait tout dans les moindres détails. D’ailleurs, à une question de son avocat, elle avait déclarait qu’elle aimait S Ciss, mais n’était pas aussi sûr que le jeune homme ressentait pour elle, les mêmes sentiments. Tout bascula ce 3 mars 2016 vers les coups de minuit comme relaté l’enquête préliminaire et à la barre.

Dans le modus opérandi de leurs rencontres nocturnes, la petite Oumy F servait de relais, elle était souvent commissionnée par S. Ciss pour lui demander de le rejoindre dans une chambre sombre contiguë à celle de la maitresse de maison hémiplégique. La petite qui s’était très tôt amourachée du prévenu qui fréquentait la maison avait obéi aux injonctions de ce dernier, de se dévêtir et de s’offrir à lui. C’est à la suite de cette première conjonction sexuelle qu’elle perdait précocement sa virginité. Malgré son jeune âge, elle cacha ce qui lui est arrivée jusqu’aux premières symptômes de la grossesse après plusieurs relations sexuelles.

Quand la jeune fille lui faisait part de la situation, le jeune homme s’emportait, reniait cette éventuelle paternité avant de la traiter de tous les noms d’oiseaux. Pourtant, pour la première fois, au moment de passer à l’acte, Ciss lui miroitait le mariage en cas de grossesse. Devant le refus de reconnaissance du mis en cause, la famille d’A.F finira par porter plainte.

La petite se couchait tard, recevait des visites…

En tout état de cause, des témoins désigneront S. Ciss comme l’auteur de cette grossesse non désirée comme le jeune Pape F qui, à la barre avait confondu le prévenu en déclarant que chaque fois qu’il venait à Thiès, il passait la nuit dans la chambre contiguë à celle de la tante de A.F, lieu de leur rendez-vous galant. Le vieux Cheikh Mbacké apportera un témoignage sur la fréquence des venues de S. Ciss dans la maison avant de déclarer à la surprise générale que la petite A.F se couchait très tard et recevait souvent de jeunes gens. Ce qui laisse supposer le caractère volage de la fillette.

Malgré les questions de fond du juge et du ministère public, le jeune homme s’arcboutait toujours dans la négation, allant jusqu’à affirmer ne point connaitre la victime. En revenant sur les faits, la défense, a énuméré un certain nombre d’éléments ayant permis à Ciss d’affûter la stratégie lui permettant d’arriver à ses fins, dès lors que la tutrice de la fillette était impotente donc ne pouvant assurer pas plus que le maitre de maison qui est un vieillard.

Par ailleurs, il fera noter les conditions dans lesquelles la jeune fille a donné les détails de la chambre, l’heure tardive etc. L’avocat demandera au tribunal de le condamner pour les délits de viol et de pédophilie. Mieux, il a demandé et obtenu du tribunal que le fœtus la victime soit soumis aux tests ADN qu’il va payer de sa poche.

Devant cette nouvelle donne, la défense se dit sceptique par la nouvelle démarche de la partie civile qui selon elle peine à trouver des preuves devant l’imputabilité des faits. Elle demandera aussi à vérifier de l’authenticité de l’acte de naissance d’A.F enregistré à Tivaouane. Les avocats avaient aussi demandé une mise en liberté provisoire de leur client, en attendant les résultats des tests.