Référendum : Yoonu Askan wi et Moom Sa Reew se range du côté du « NON »

A l’instar de la Ligue démocratique (Ld), Yoonu Askan wi et Moom Sa Reew diffèrent leur réponse sur le référendum pour le 06 mars prochain. Leur décision de rejoindre le camp du «Non» à l’issue de la rencontre ne sera pas une surprise. Déjà que Madièye Mbodji et compagnie appellent les forces démocratiques à se démarquer de toute démarche qui serait en porte-à- faux avec l’esprit et la lettre des conclusions des Assises nationales qui risquerait d’engloutir des milliards du contribuable sénégalais et dont rien ne justifierait ni l’urgence ni l’opportunité. Ils appellent à la mobilisation pour renouer avec les avancées significatives conquises de haute lutte par notre peuple, et qui ont, en particulier, permis d’endiguer les dérives de Me Abdoulaye Wade et des régimes qui l’ont précédé. La mobilisation de masse est de mise afin de dégager de justes perspectives pour notre peuple et notre pays.
Pour ces partis politiques, le Président Macky Sall a tourné le dos à son engagement solennel et public de matérialiser les conclusions des Assises nationales, après avoir signé la Charte de gouvernance démocratique et reçu le rapport de la Cnri. Ils reprochent au chef de l’Etat d’avoir refusé d’utiliser la marge de liberté effective que lui reconnaît la Charte fondamentale du pays pour faire usage de ses pleines prérogatives, tenir parole et respecter la tête haute l’engagement pris devant la Nation. Il serait donc, à leurs yeux, en parfaite adéquation avec les dispositions de la Constitution, la volonté populaire et l’éthique personnelle et républicaine. Quoi qu’on puisse dire, ils sont d’avis que le respect de la parole donnée est le code d’honneur que les différentes communautés du pays se sont données, pour affirmer leur commune volonté de vivre ensemble. C’est cela-même aussi le sens du serment constitutionnel. Macky Sall a préféré s’engouffrer dans cette impasse parce qu’il a mis de côté l’avant projet de Constitution de la Cnri qui, pourtant, prônait un changement de Constitution dans un esprit largement consensuel.