Référendum constitutionnel : Le Oui en tête

Les premiers résultats provisoires accréditent d’une large victoire du Oui contre le Non au référendum constitutionnel tenu dimanche 26 mars 2016 au Sénégal, avec un taux de participation qui dépasse les 40%.

A Fatick (Centre), ville où le Chef de l’Etat, Macky Sall, a voté, les réformes constitutionnelles ont été adoptées par 77 % des votants, dans les 36 bureaux-témoins de la région.

La commune d’Oussouye (sud) a largement adopté les réformes constitutionnelles avec 1.040 voix favorables, contre 549 voix en faveur du rejet, soit 65,44 % pour le Oui et 33,5 % pour le Non.

Le Oui arrive en tête dans six centres de vote de la commune de Tambacounda (Est).

Aux Parcelles assainies, à Dakar, le OUI a enregistré 1106 voix contre 897 NON dans les sept bureaux de vote que compte le centre Ecole HLM Grand Médine.

Quelque 5 496 406 électeurs étaient appelés aux urnes pour ce scrutin. Ils étaient répartis dans 12.381 bureaux de vote pour départager les deux camps qui s’opposent, le Oui (pouvoir et alliés) et le Non (opposition et société civile).

Les partisans du Non (opposition et société civile) dénoncent le projet de réforme estimant qu’il promeut l’homosexualité, remet en cause la laïcité et est dépourvu de son sens après l’annonce de la non application au mandat présidentiel en cours de la réduction de sa durée de 7 à 5 ans, etc.

De son côté, le camp du Oui (pouvoir et alliés) estime que cette réforme constitutionnelle va renforcer la démocratie en permettant, entre autres, la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique, la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection, la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial par la création du Haut Conseil des Collectivités locales.

Il s’agit aussi de la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, droit sur leur patrimoine foncier et leurs ressources naturelles, le renforcement de la citoyenneté par la consécration de devoirs du citoyen et la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel.